Politique
Yannick Jadot suspendu des Écologistes pour son ralliement à Raphaël Glucksmann
Le sénateur de Paris paie son soutien au candidat de Place publique. Écarté pour trois mois, il dénonce une ligne de résignation et revendique haut ses…

Le sénateur de Paris paie son soutien au candidat de Place publique. Écarté pour trois mois, il dénonce une ligne de résignation et revendique haut ses convictions écologistes.
La sanction est tombée. Le secrétariat exécutif des Écologistes a décidé de suspendre Yannick Jadot à titre conservatoire, pour une durée de trois mois. L’ancien candidat du parti à la présidentielle a reçu un courrier en ce sens. Il y est prié de ne plus s’exprimer au nom de la formation. Le Conseil disciplinaire devra, lui, trancher sur une éventuelle sanction avant la fin de cette période. Autant dire que son statut d’adhérent est gelé, mais pas encore rayé.
Ce qui lui est reproché tient en un nom, celui de Raphaël Glucksmann. Le sénateur a annoncé ces dernières semaines son ralliement au candidat de Place publique, et il s’apprêtait à participer à un débat pour le représenter. Un engagement qui coince au moment même où le conseil fédéral des Écologistes valide la candidature de Marine Tondelier, la patronne du parti. Deux trajectoires qui se croisent, sans se rejoindre.
Le calendrier n’aide pas à détendre l’atmosphère. Les adhérents sont appelés à voter en décembre pour maintenir ou non la candidature de Marine Tondelier. Ce scrutin interviendra après les négociations menées avec les autres partenaires de gauche, censées dire si un accord sur le programme et le gouvernement reste possible. Le parti traverse donc une séquence de choix stratégiques, où chaque prise de parole publique compte.
Yannick Jadot ne compte pas se laisser faire. Il dit espérer que les écologistes renoncent à cette « stratégie funeste de résignation », qui les transformerait en « observateurs passifs » d’une situation politique « menaçante ». L’homme, qui avait signé le meilleur score de l’écologie aux élections européennes de 2019 avec 13,5 % des suffrages, explique son choix par fidélité à ses convictions. Il cite la révolution écologique, la lutte sans ambiguïté contre le racisme et l’antisémitisme, l’attachement au projet européen, à l’internationalisme et à la démocratie.
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