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Un missile nord-coréen tombe en mer et Pyongyang ferme la porte à Séoul
Un engin balistique lancé depuis la région de Wonsan a fini sa course dans la mer, à environ 700 km de son point de départ. La veille, Pyongyang avait…


Un engin balistique lancé depuis la région de Wonsan a fini sa course dans la mer, à environ 700 km de son point de départ. La veille, Pyongyang avait déjà prévenu qu’aucun contact n’était possible avec son voisin du Sud.
L’armée sud-coréenne a détecté un missile balistique nord-coréen samedi, parti de la zone de Wonsan en direction de la mer de l’Est, le nom coréen de la mer du Japon. L’engin a fini sa course dans l’eau, à près de 700 kilomètres de son point de départ. Ce tir tombe dans une période où les deux Corées se regardent en chiens de faïence.
Quelques jours plus tôt, Séoul a accusé Pyongyang d’avoir posé des mines antipersonnel dans sa portion de la Zone démilitarisée, la bande de terrain qui sépare les deux pays. Deux de ces engins ont explosé le 21 septembre, blessant trois soldats sud-coréens. Pour Séoul, c’est une entorse à l’armistice de 1953 qui avait mis un terme à la guerre de Corée, et les autorités réclament des excuses. Le ministre de la Défense Kang Shin-chul a prévenu que son pays prendrait « les mesures qui s’imposent ». La réponse du Nord n’a pas traîné, Pyongyang niant toute implication et qualifiant la demande d’excuses de « pathétique ».
Kim Yo Jong, la soeur du dirigeant Kim Jong Un et véritable porte-parole du régime, a assuré que son pays était « prêt à tout, quelle que soit l’option » choisie par Séoul. Vendredi, elle avait déjà douché les espoirs de rapprochement. Pyongyang « ne tolérera jamais la moindre brèche ni le moindre espace de contact possible avec la République de Corée, quelles que soient les circonstances », a-t-elle lancé. Et d’ajouter que s’asseoir à la même table que la République de Corée est « en soi un cauchemar », un constat tiré selon elle d’une expérience passée « plus que suffisante ».
La Corée du Nord vit sous de lourdes sanctions des Nations Unies à cause de ses programmes nucléaire et balistique, qu’elle présente comme une assurance-vie face aux menaces d’invasion ou de renversement de son régime. En 2024, elle a signé un accord de défense mutuelle avec Moscou et a été accusée de fournir des missiles balistiques à la Russie pour frapper l’Ukraine.
Le président américain Donald Trump, qui a rencontré Kim Jong Un à trois reprises lors de son premier mandat entre 2017 et 2021, dit vouloir renouer ce lien et compter le revoir d’ici la fin de l’année. Pyongyang n’a pas réagi. Le régime a aussi ignoré les avances du président sud-coréen de centre-gauche Lee Jae Myung, partisan du dialogue avec le Nord.
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