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Un sprinteur s’éteint, le peloton français pleure Saïd Haddou

L’ancien coureur professionnel, connu pour sa pointe de vitesse et sa générosité sur le vélo, est mort à 43 ans dans un accident de moto. Il avait marqué…

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Un sprinteur s’éteint, le peloton français pleure Saïd Haddou

L’ancien coureur professionnel, connu pour sa pointe de vitesse et sa générosité sur le vélo, est mort à 43 ans dans un accident de moto. Il avait marqué les esprits au Tro Bro Leon et comme équipier de Thomas Voeckler.

Saïd Haddou s’en est allé. Ce lundi, le cyclisme français apprend la disparition brutale de l’un de ses anciens sprinteurs, emporté dans un accident de moto à 43 ans. Formé à Auber 93, il était passé professionnel en 2005 et avait roulé jusqu’en 2012 sous les couleurs de Bouygues Telecom puis d’Europcar. Cinq victoires jalonnent son palmarès. Le Tour du Poitou-Charentes et de la Vienne en 2006, deux succès sur le Tro Bro Leon en 2007 et 2009, une étape de l’Étoile de Bessèges en 2011 et le Grand Prix de Tallinn-Tartu en 2012. Des courses qui collent à son tempérament de puncheur rapide et généreux.

L’organisateur du Tro Bro Leon, Jean-Paul Mellouët, n’a pas caché son émotion. Pour lui, Saïd Haddou était bien plus qu’un vainqueur. Lors de l’édition 2026, il officiait comme chauffeur pour Amaury Sport Organisation. Un rôle qu’il tenait avec le sourire, toujours proche des bénévoles et du public. En 2007, sa victoire sur la classique bretonne avait été la première de l’histoire pour l’équipe Bouygues Telecom. Après son deuxième succès en 2009, les organisateurs l’avaient affectueusement surnommé « Saik », petit nom breton pour François. Un clin d’œil qui en dit long sur sa capacité à tisser des liens.

Sa carrière ne s’est pas arrêtée là. En 2009, Saïd Haddou a pris part à deux Grands Tours. Il a d’abord enchaîné le Giro, puis le Tour de France quelques semaines plus tard. À chaque fois, son rôle était clair. Épauler Thomas Voeckler, protéger le leader, donner tout pour l’équipe. Et c’est ce qu’il a fait, terminant 163e du Giro et 143e de la Grande Boucle. Après sa carrière, il était devenu chauffeur pour Voeckler, puis consultant pour France Télévisions. Il devait d’ailleurs retrouver le Tour de France à partir du 4 juillet prochain. Le départ de ce compagnon de route laisse un vide immense, surtout ce lundi qui se trouve être l’anniversaire de Thomas Voeckler. Une triste coïncidence qui rappelle à quel point Saïd Haddou était proche des siens, sur et en dehors du vélo.

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