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Un milliard de personnes de plus touchées par une chaleur extrême en cinquante ans

Le réchauffement climatique rend les épisodes de chaleur dangereuse plus fréquents. Une étude récente montre qu’aujourd’hui près d’un quart de la…

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Un milliard de personnes de plus touchées par une chaleur extrême en cinquante ans

Le réchauffement climatique rend les épisodes de chaleur dangereuse plus fréquents. Une étude récente montre qu’aujourd’hui près d’un quart de la population mondiale subit un stress thermique extrême.

Le stress thermique ne se résume pas à une simple sensation de gêne. Il s’agit d’un danger concret pour le corps humain. Quand la température ressentie grimpe au‑delà de 46 degrés, les risques s’accumulent : température corporelle trop élevée, évanouissements, déshydratation, troubles neurologiques et même altération de la fonction rénale. C’est l’une des causes les plus courantes de mortalité liée à la météo. Et ce phénomène s’intensifie à l’échelle mondiale.

Des scientifiques ont analysé les données de stress thermique des années 1970 jusqu’à 2024. Le constat est net : la part de la population mondiale exposée à au moins une journée de chaleur extrême est passée de 16 % à 22 % en un demi‑siècle. Cela représente environ un milliard de personnes supplémentaires. L’étude utilise un indicateur appelé indice universel de climat thermique, qui mesure la température ressentie en combinant humidité, vent et rayonnement solaire. Les résultats montrent que les épisodes de chaleur intense deviennent plus longs, plus fréquents et plus puissants sur tous les continents.

L’Europe est particulièrement concernée. En Espagne, au Portugal, en Italie et en France, les températures ressenties sont aujourd’hui parfois cinq degrés plus élevées qu’il y a cinquante ans. La France vit d’ailleurs sa deuxième vague de chaleur de l’année. Mais le phénomène gagne aussi des zones jusque‑là épargnées, comme certaines régions d’Amérique du Nord, du Royaume‑Uni ou des pays scandinaves. Un autre danger monte : les nuits dites tropicales, où la température ressentie ne descend pas sous les 20 degrés. Le corps ne parvient plus à se refroidir, ce qui devient très risqué pour les personnes fragiles. Les vagues de chaleur observées cette année confirment que cette tendance lourde n’est pas prête de s’inverser.

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