Nous rejoindre sur les réseaux

Culture

Un escalier à 300 000 euros embrase le conseil municipal de Nice

L’adjoint aux Finances a étrillé l’ancien maire pour un escalier de secours en marbre facturé 300 000 euros. Soit 20 000 euros la marche, un prix qui fait…

Article

le

Un escalier à 300 000 euros embrase le conseil municipal de Nice

L’adjoint aux Finances a étrillé l’ancien maire pour un escalier de secours en marbre facturé 300 000 euros. Soit 20 000 euros la marche, un prix qui fait débat dans une ville en pleine recomposition politique.

Vendredi dernier, le conseil municipal de Nice a été le théâtre d’une vive passe d’armes. Olivier Breuilly, l’adjoint aux Finances de la nouvelle majorité d’Éric Ciotti, a pris pour cible un escalier installé sous le mandat de Christian Estrosi. Son coût total atteint 300 000 euros. Il a qualifié cet équipement de « dernière trouvaille du génie dépensier de l’équipe précédente ». Une attaque directe qui s’inscrit dans la rivalité électorale entre les deux hommes, après une campagne municipale électrique remportée par Ciotti en mars dernier.

L’escalier en question est en marbre, ce qui explique en partie la facture. Avec quinze marches, le prix unitaire grimpe à 20 000 euros. « 20 000 euros, c’est le salaire médian en France », a lancé Olivier Breuilly pour souligner le contraste. De son côté, un élu resté fidèle à Christian Estrosi a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas d’une construction neuve mais de la rénovation d’un ancien escalier en bois qui menaçait de s’effondrer. Un argument qui n’a pas apaisé les critiques.

La situation a de quoi surprendre. Olivier Breuilly occupait en effet le poste de directeur général des services de la ville au moment où ce chantier a été lancé. Il a ensuite dirigé le cabinet de Christian Estrosi avant de rejoindre la liste d’Éric Ciotti. Passé de l’ombre à la lumière, il connaît parfaitement les dossiers. Cette proximité passée rend ses attaques d’autant plus acérées. Elles illustrent les tensions qui traversent la politique niçoise depuis la bascule du pouvoir, et posent la question de la responsabilité dans les dépenses publiques.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus