Monde
Un conseiller de Trump évoque des défaillances dans l’action des forces fédérales à Minneapolis


L’administration Trump, sous pression après la mort d’un civil, adopte un langage plus mesuré tandis que les tensions persistent dans la ville.
Pour la première fois, un proche collaborateur du président américain a reconnu que des agents fédéraux chargés de l’immigration auraient pu manquer à leurs procédures lors d’une intervention mortelle. Stephen Miller, conseiller influent de la Maison Blanche, a déclaré que les circonstances du décès par balle d’Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, faisaient l’objet d’un examen. Cet infléchissement du discours officiel survient alors que Donald Trump a lui-même appelé à une désescalade des opérations menées à Minneapolis, une ville en proie à de vives tensions depuis le début du mois.
La situation reste extrêmement tendue. Mardi soir, la représentante démocrate Ilhan Omar a été la cible d’une agression lors d’une réunion publique. Un individu a tenté de l’approcher en brandissant une seringue contenant une substance non identifiée, avant d’être rapidement interpellé. L’élue, souvent visée par les critiques du président, a immédiatement repris la parole pour réclamer avec fermeté la dissolution de la police de l’immigration et la démission de la secrétaire à la Sécurité intérieure.
La mort de M. Pretti, survenue samedi lors d’une manifestation, a considérablement accru les pressions sur l’exécutif. L’attitude de Stephen Miller contraste avec ses précédentes déclarations, où il avait qualifié la victime de menace potentielle pour les forces de l’ordre. La Maison Blanche a précisé que l’enquête portait sur le respect des directives générales et sur les moyens de protection déployés lors de l’opération. Des éléments vidéo diffusés par plusieurs médias remettent en cause la version initiale des événements, selon laquelle l’homme armé, légalement, représentait un danger immédiat.
Un rapport préliminaire du département de la Sécurité intérieure indique que les coups de feu ont été tirés cinq secondes après qu’un agent a signalé la présence d’une arme. Cette affaire a provoqué des réactions au-delà du cercle politique, notamment celle de la star française du basket-ball Victor Wembanyama, qui a dénoncé une banalisation inacceptable de la violence.
Sur le terrain, l’administration a dépêché un émissaire pour dialoguer avec les autorités locales démocrates, farouchement opposées aux vagues d’arrestations et d’expulsions. Ces échanges, bien que marqués par des désaccords profonds, ont été présentés comme un premier pas. Donald Trump maintient toutefois le cap de sa politique migratoire et le mandat de sa ministre concernée.
Parallèlement, la justice est saisie de plusieurs recours. Une décision est attendue prochainement sur la demande de suspension des opérations fédérales dans le Minnesota. Par ailleurs, un tribunal a temporairement bloqué l’expulsion d’un jeune enfant et de son père, dont l’arrestation a suscité une vive émotion après la diffusion d’une photographie devenue virale. Dans un autre développement, les autorités équatoriennes ont refusé l’accès de leur consulat à Minneapolis à un agent fédéral, illustrant les ramifications diplomatiques de cette crise.





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