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Un ado tué pour un smartphone les deux agresseurs présumés devant la justice des mineurs

Un an et demi après le drame, deux jeunes sont renvoyés en procès pour le meurtre d’Elias, 14 ans, tué d’un coup de machette lors d’un vol de téléphone.…

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Un ado tué pour un smartphone les deux agresseurs présumés devant la justice des mineurs

Un an et demi après le drame, deux jeunes sont renvoyés en procès pour le meurtre d’Elias, 14 ans, tué d’un coup de machette lors d’un vol de téléphone. Leurs parcours chaotiques et les défaillances de leur suivi judiciaire avaient provoqué une vive émotion dans tout le pays.

Le 24 janvier 2025, Elias sort de son entraînement de foot dans le XIVe arrondissement de Paris. Il est avec un ami quand deux adolescents l’attaquent pour lui voler son portable. L’un d’eux frappe avec une machette de type « Zombie Killer » dotée d’une lame de 45 centimètres. L’autre tient une hache. Elias succombe le lendemain d’une hémorragie interne. La juge d’instruction vient de renvoyer les deux suspects âgés aujourd’hui de 17 et 18 ans devant la cour d’assises des mineurs. Ils sont poursuivis pour violences avec extorsion ayant entraîné la mort et restent en détention en attendant le procès.

Les deux mis en cause se connaissaient depuis le collège et vivaient dans la même résidence. Ils avaient commencé à voler et extorquer vers 12 ou 13 ans. Le soir du crime, ils étaient sortis avec l’intention de dérober des téléphones à des jeunes de leur âge, comme ils le faisaient régulièrement. L’un affirme avoir voulu faire peur à Elias en déchirant sa doudoune, pas le tuer. L’autre dit que le téléphone avait déjà été pris avant le coup. Mais l’enquête considère l’agression comme une scène unique à laquelle tous deux ont participé. Leurs parcours familiaux étaient chaotiques l’un avait un père violent et absent, l’autre a été envoyé chez des proches au Niger puis au Togo.

Les avocats de la famille d’Elias parlent d’une première reconnaissance de la responsabilité des agresseurs. Ils réclament un procès rapide et une réponse à la hauteur de la gravité des faits. Quelques mois après le drame, le ministre de la Justice de l’époque avait dénoncé des dysfonctionnements. Ces deux jeunes étaient déjà très connus des services de police et faisaient l’objet de mesures éducatives depuis plus de deux ans. Pourtant, ils n’auraient pas dû pouvoir se retrouver ensemble. Un rapport de l’Inspection générale de la justice a pointé des carences dans leur suivi judiciaire, éducatif et de soins. Des mesures ont depuis été mises en œuvre pour corriger ces failles.

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