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Tu casses, tu paies le gouvernement veut une loi pour faire payer les casseurs

Des débordements violents après la victoire du PSG ont fait 219 blessés et trois morts. Pour responsabiliser les auteurs, l’exécutif prépare un texte qui…

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Tu casses, tu paies le gouvernement veut une loi pour faire payer les casseurs

Des débordements violents après la victoire du PSG ont fait 219 blessés et trois morts. Pour responsabiliser les auteurs, l’exécutif prépare un texte qui pourrait les obliger à rembourser les dégâts, notamment via une retenue sur leurs prestations sociales.

Les images ont choqué. Le 30 mai, à l’issue de la finale de la Ligue des champions, des scènes de violence ont éclaté dans plusieurs villes. Bilan lourd : 219 blessés, dont 178 membres des forces de l’ordre, et trois morts. Face à cette escalade, le gouvernement a décidé de durcir le ton. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, planche sur un projet de loi inspiré du principe “tu casses, tu paies”. L’objectif est clair : faire payer les auteurs de violences et de dégradations pour les réparations. Le texte doit être transmis prochainement au Conseil d’État avant d’être examiné au Parlement.

Le mécanisme imaginé repose sur un élargissement de la responsabilité civile lors d’attroupements. Concrètement, toute personne présente sur les lieux pourrait être tenue de contribuer à l’indemnisation des dégâts. À moins qu’elle ne prouve qu’elle n’a commis aucun acte répréhensible. Une inversion de la charge de la preuve qui fait débat. Mais Matignon insiste : les auteurs des violences étaient majoritairement des primo-délinquants et des adultes. L’idée est d’ajouter une dimension de responsabilisation au volet pénal.

Côté finances, le gouvernement a écarté une suppression pure et simple des aides sociales. À la place, il envisage une retenue mensuelle de plusieurs dizaines d’euros sur certaines prestations. Cela pourrait concerner un majeur directement impliqué ou les parents d’un mineur responsable des dégâts. Les sommes prélevées seraient adaptées au “reste à vivre” de la personne, pour éviter de la plonger dans la précarité. Reste à arbitrer quelles prestations seront visées. Le texte est encore en cours de finalisation, mais l’exécutif se dit confiant sur sa capacité à rassembler une majorité au Parlement, malgré un paysage politique fragmenté.

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