Nous rejoindre sur les réseaux

Société

Troo le village où la canicule ne passe pas la porte

Alors que la France suffoque sous 34°C, les habitants de Troo vivent dans une fraîcheur constante. Leurs maisons creusées dans la roche offrent un refuge…

Article

le

Troo le village où la canicule ne passe pas la porte

Alors que la France suffoque sous 34°C, les habitants de Troo vivent dans une fraîcheur constante. Leurs maisons creusées dans la roche offrent un refuge naturel, sans clim ni ventilateur.

Ici, le mot canicule n’inquiète personne. Dans ce village troglodytique du Loir-et-Cher, le thermomètre reste sagement autour de 15°C toute l’année. Quand dehors le mercure flirte avec les 34°C, entrer chez soi donne l’impression de pénétrer dans un réfrigérateur. Jean-Luc Eclercy-Deterpigny, 57 ans, a quitté Paris après le Covid pour s’installer dans une de ces habitations atypiques creusées dans le tuffeau. Il raconte un différentiel de température d’une vingtaine de degrés lors des pics de chaleur. Une bulle de fraîcheur qui attire de plus en plus de visiteurs et de candidats à l’installation.

Comment est-ce possible ? La masse de roche qui entoure les maisons agit comme un régulateur thermique naturel. Elle emmagasine le froid l’hiver et le restitue l’été, et inversement. Dominique Opéron et son mari ont troqué leur chaumière normande mal isolée contre une maison troglodytique de 145 m². Là-bas, la chaleur devenait invivable. Ici, ils ne craignent ni l’été ni l’hiver. « C’est une fraîcheur très douce, naturelle, qui n’a rien à voir avec un climatiseur », confie Dominique. Un confort que le maire, Patrick Eclercy-Deterpigny, qualifie de privilège. Beaucoup d’habitants peuvent rester chez eux sans souffrir, alors que la France subit des vagues de chaleur de plus en plus intenses à cause du changement climatique.

Mais vivre sous terre a aussi ses contraintes. Ces maisons demandent des travaux lourds pour maîtriser l’humidité : ventilation, drainage, enduits à la chaux. Et sans une exposition plein sud, elles peuvent être très sombres. Pourtant, le village compte six à huit kilomètres de galeries encore inexploitées. De nouveaux habitants sont intéressés, séduits par cette solution face à la chaleur qui monte. Le maire y voit même un modèle d’habitat d’avenir. Un retour aux sources, mais en mieux.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus