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Travailler plus longtemps faire venir des talents étrangers le double impératif

Un institut économique vient de le dire clairement pour préserver notre modèle social il faut repousser l’âge de départ à la retraite et ouvrir davantage…

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Travailler plus longtemps faire venir des talents étrangers le double impératif

Un institut économique vient de le dire clairement pour préserver notre modèle social il faut repousser l’âge de départ à la retraite et ouvrir davantage les portes aux travailleurs qualifiés du monde entier.

Cette position est un signal fort adressé aux décideurs politiques et à l’opinion publique. L’idée est simple mais lourde de conséquences. Actuellement, le système de retraite est sous tension. Moins de cotisants par rapport au nombre de retraités, des finances publiques qui s’effritent. La solution proposée ne passe pas seulement par une réforme technique. Elle repose sur deux leviers concrets et complémentaires.

D’un côté, il faudrait que davantage de personnes restent en activité plus longtemps. Cela signifie un recul de l’âge légal ou une incitation à prolonger les carrières. Ce n’est pas une nouveauté dans le débat public, mais l’institut le martèle sans détour. Pour que le système tienne, les actifs doivent cotiser sur une période plus longue. Cela concerne aussi bien les seniors que les travailleurs en milieu de carrière qui devront anticiper une fin de vie professionnelle allongée. Les implications sont nombreuses : adaptation des postes de travail, formation continue, santé au travail.

De l’autre côté, l’institut pointe un besoin tout aussi crucial. Il faut faciliter l’arrivée de travailleurs qualifiés étrangers. L’économie française manque de compétences dans certains secteurs comme la santé, le numérique ou l’industrie. Attirer des talents venus d’ailleurs permettrait de combler ces pénuries immédiates. Mais au-delà, ces nouveaux venus cotiseraient aussi pour les retraites et la protection sociale. C’est une double contribution directe et indirecte. Les procédures d’immigration actuelles sont souvent jugées trop lentes ou trop restrictives. L’institut appelle donc à simplifier et accélérer l’accueil des profils recherchés.

Ces deux pistes ne sont pas anodines politiquement. Allonger la durée de travail peut susciter des résistances sociales. Ouvrir les frontières aux travailleurs qualifiés peut heurter une partie de l’opinion. Pourtant, pour l’institut, c’est un choix assumé. Sans une action sur ces deux fronts, le financement des retraites et plus largement de l’État providence semble compromis. Le message est net et il va probablement nourrir les débats à venir.

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