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Singapour voit poindre une menace sur son économie après un départ canon

La guerre au Moyen-Orient rattrape la cité-État asiatique, pourtant portée par l’intelligence artificielle. Le Premier ministre prévient que l’inflation…

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Singapour voit poindre une menace sur son économie après un départ canon

La guerre au Moyen-Orient rattrape la cité-État asiatique, pourtant portée par l’intelligence artificielle. Le Premier ministre prévient que l’inflation et le ralentissement pourraient frapper d’ici la fin de l’année.

Singapour a démarré 2026 sur les chapeaux de roues. Son économie, tirée par la demande mondiale de puces pour l’IA, a bondi de 6% au premier trimestre. Un chiffre qui a surpris tout le monde, y compris les autorités. Mais ce beau tableau cache une ombre de taille. Selon le Premier ministre Lawrence Wong, les conséquences du conflit qui agite le Moyen-Orient ne se sont pas encore toutes matérialisées dans les statistiques. Et elles pourraient tout changer.

Le problème principal tient au détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport du pétrole. Les perturbations qui y règnent font grimper le prix du brut. Pour l’instant, l’économie mondiale a tenu bon grâce à des solutions de contournement, à des fournisseurs alternatifs et aux réserves stratégiques de nombreux pays. Mais personne ne sait combien de temps ces béquilles vont durer. Comme le redoute Lawrence Wong, si la fermeture du détroit se prolonge plusieurs mois, les réserves s’épuiseront et les pénuries s’aggraveront.

Ce scénario menace directement Singapour, dont toute la prospérité repose sur le commerce international. Le Premier ministre l’a dit clairement à un forum de la presse locale « les perspectives restent incertaines » et « nous n’avons pas encore ressenti tous les effets de la crise ». Son message est sans ambiguïté le second semestre sera sous tension. La croissance pourrait ralentir, l’inflation accélérer. Le gouvernement a maintenu sa prévision annuelle entre 2% et 4% pour 2026, mais c’est un pari risqué. Si la situation au Moyen-Orient s’enlise, ces chiffres pourraient vite être revus à la baisse. Singapour retient son souffle.

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