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Sans calculatrice au bac de maths, l’épreuve qui met Parcoursup en première ligne

Pour la première fois, les élèves de première passent une épreuve de maths sans calculette. Mais derrière ce nouveau défi, c’est surtout la plateforme…

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Sans calculatrice au bac de maths, l'épreuve qui met Parcoursup en première ligne

Pour la première fois, les élèves de première passent une épreuve de maths sans calculette. Mais derrière ce nouveau défi, c’est surtout la plateforme d’admission post-bac qui est dans le viseur.

Vendredi, environ 380 000 candidats du bac général et 145 000 du bac technologique ont planché pendant deux heures sur un sujet de mathématiques inédit. Pour la première fois, la calculatrice était interdite. L’épreuve mélange un questionnaire à choix multiples et des exercices indépendants, le tout noté sur 20. Du côté des lycéens, l’ambiance est partagée entre stress et curiosité. Romy, 17 ans, à Lille, confie avoir travaillé sur les sujets zéro et celui d’Amérique du Nord. Elle trouve le sujet abordable mais redoute l’inconnu. Pour Ysée, 16 ans, la suppression de la calculette a du bon cela pousse au calcul mental. Mais tout le monde ne voit pas les choses du même œil. Certains élèves, surtout ceux qui comptaient sur leur machine pour les opérations complexes, se sentent moins en sécurité.

Cette absence totale de calculatrice fait débat chez les enseignants. La présidente de l’Association des professeurs de mathématiques, Claire Piolti-Lamorthe, juge légitime que la partie automatismes se fasse sans aide technique. Mais elle regrette une interdiction trop stricte pour le reste de l’épreuve. Cela limite le type de questions posables et peut créer de l’anxiété chez des élèves moins à l’aise avec le calcul pur. Pourtant, certains lycées ont anticipé. Valentin, 17 ans, à Saint-Germain-en-Laye, affirme que dans son établissement, on a peu utilisé la calculette pendant l’année. Résultat il se sent plutôt préparé, même si le manque d’annales complique la révision.

Le vrai moteur de cette réforme, c’est Parcoursup. Beaucoup le disent ouvertement. Bertrand Buffetti, professeur à Caen et syndicaliste, rappelle que le coefficient de l’épreuve est très faible, seulement 2, contre 5 pour le français. La note ne pèse donc pas lourd dans le bac. En revanche, elle offre un indicateur national pour la plateforme d’admission. Les élèves en sont conscients. Edgar, 17 ans à Rennes, voit cette épreuve comme un élément clé de son dossier, bien plus que pour le bac lui-même. Romy, elle, se rassure en se disant que si elle rate, ce n’est pas dramatique. Mais pour Théophile, 16 ans, cette pression supplémentaire est finalement positive car elle diversifie les critères d’évaluation au-delà du seul bac français. Les professeurs de classes préparatoires y voient aussi un intérêt, tout en rappelant qu’on s’en passait avant. Une chose est sûre, cette nouvelle épreuve marque un tournant dans la manière d’évaluer les maths au lycée, entre revalorisation disciplinaire et logique d’orientation.

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