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Romain Grégoire avoue sa peur des chutes en plein peloton

Le jeune talent de Groupama-FDJ United se livre sur la dangerosité du cyclisme. Pour lui, chaque course est un miracle quand on voit la vitesse et la…

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Romain Grégoire avoue sa peur des chutes en plein peloton

Le jeune talent de Groupama-FDJ United se livre sur la dangerosité du cyclisme. Pour lui, chaque course est un miracle quand on voit la vitesse et la promiscuité.

Romain Grégoire n’a que 23 ans, mais il roule déjà avec une épée de Damoclès au-dessus du guidon. Dans un entretien récent, le coureur français ne mâche pas ses mots sur ce qui le terrifie le plus dans son métier. Les chutes. Et il sait de quoi il parle. Paul Seixas qui dérape sur 30 mètres dans une descente, Wout Van Aert qui voit sa blessure au coude s’infecter après un accident à l’entraînement, ou Liam Slock qui s’écrase sur la ligne d’arrivée du GP Gippingen. Sans oublier Egan Bernal, brisé après avoir percuté un bus. Autant de rappels que le cyclisme est un sport où le danger rôde à chaque virage.

Grégoire n’a pas peur de tomber seul, par sa faute. « Si je chute en descente, c’est mon problème, j’ai pris trop de risques, j’ai perdu », explique-t-il. Ce qui le glace, c’est l’impuissance face aux crashes massifs. Tu roules à 100 km/h, épaule contre épaule, et il suffit d’un rien pour que tout bascule. « Je me dis que c’est un miracle qu’il n’y ait pas plus de chutes », lâche-t-il. Le nombre de fois où les roues frôlent, où les guidons s’accrochent, où on esquive l’accident de justesse. C’est fou. Et pourtant, il remonte en selle à chaque départ.

Parce que oui, malgré cette peur viscérale, Grégoire continue. Il reconnaît que les coureurs sont un peu fous, peut-être même attirés par cette tension. « J’adore la compétition, l’esprit de course, c’est ce qui m’anime. Mais oui, j’ai peur à chaque course », confie-t-il. Dès mercredi, il sera au départ du Tour de Suisse, dans l’ombre de l’intouchable Tadej Pogacar. Et avec le Tour de France qui approche à grands pas, le dernier endroit où il voudrait finir, c’est à l’hôpital.

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