Société
Robert Ménard s’impose à Béziers malgré la défection du Rassemblement National


Le maire sortant, candidat divers droite, a été réélu dès le premier tour avec une large majorité des suffrages, confirmant son ancrage local face à un parti qui lui a retiré son soutien.
Robert Ménard conserve la mairie de Béziers pour un troisième mandat consécutif. L’édile, qui se présente sous l’étiquette divers droite, a recueilli plus de 65 % des voix lors du scrutin municipal, selon les résultats officiels du ministère de l’Intérieur. Ce score, légèrement inférieur à celui de 2020, lui assure une victoire nette et sans appel.
Cette réélection intervient dans un contexte politique inédit, le Rassemblement National ayant cette fois choisi de présenter un candidat contre lui. Thierry Mathieu, conseiller régional sans étiquette mais soutenu par le RN, termine en deuxième position avec un peu plus de 15 % des suffrages. La stratégie du parti d’extrême droite, qui avait pourtant accompagné les deux précédentes victoires de Robert Ménard, n’a donc pas porté ses fruits.
L’élu sortant a immédiatement commenté ce revers pour ses anciens alliés, y voyant une « bonne leçon ». Il a estimé que cette campagne témoignait d’une « vendetta » à son encontre, tout en soulignant l’absence de désaccord politique fondamental. Soutenu cette fois par Les Républicains, le maire a mis en avant la « reconnaissance du travail accompli », évoquant notamment les efforts de revitalisation du centre-ville de cette commune de l’Hérault.
Robert Ménard a également donné une portée nationale à son succès. Selon lui, ce résultat démontre l’existence d’une voie politique distincte, capable de répondre aux préoccupations des électeurs, telles que la question migratoire, sans pour autant s’allier avec la majorité présidentielle ou verser dans des engagements irréalistes.
À gauche, la division a conduit à des scores marginaux. Deux listes se sont affrontées, l’une issue de La France insoumise et l’autre portée par une union de gauche et écologiste, recueillant respectivement environ 3,5 % et 6,5 % des voix. Cette dispersion a confirmé la faible influence des forces progressistes dans cette élection locale.
Le scrutin béziérois illustre ainsi la capacité d’un élu à construire une assise personnelle solide, transcendant les soutiens partisans traditionnels. La forte adhésion des électeurs à la figure du maire sortant a primé sur les logiques nationales des appareils politiques.





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