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L’OMS met en garde Washington sur la vaccination des enfants

L’organisation s’inquiète d’un décret présidentiel qui assouplit le calendrier vaccinal pédiatrique. Son directeur rappelle que les vaccins sont sûrs et…

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L'OMS met en garde Washington sur la vaccination des enfants

L’organisation s’inquiète d’un décret présidentiel qui assouplit le calendrier vaccinal pédiatrique. Son directeur rappelle que les vaccins sont sûrs et que les retarder expose les enfants à des maladies graves.

L’OMS est formelle. Les nouvelles règles vaccinales adoptées par le président américain ne s’appuient pas sur la science. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, l’a affirmé sans détour sur le réseau social X. Il prévient que les décisions en matière de vaccination doivent provenir d’un examen précis, indépendant et transparent des connaissances disponibles, et certainement pas des pressions politiques. Or ces connaissances ne manquent pas. Elles indiquent quand les enfants sont le plus vulnérables, à quel moment les vaccins protègent le mieux, combien de doses sont nécessaires et quels vaccins peuvent être associés sans danger.

Le décret signé par le président américain recommande notamment de dissocier les vaccins contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, administrés d’ordinaire en une seule injection, et d’espacer les doses chez les enfants. Le président a de nouveau évoqué l’autisme, un lien que la recherche n’a jamais démontré. Son ministre de la Santé, Robert F. Kennedy Jr, connu pour ses positions contre les vaccins, a déjà lancé un vaste réexamen des produits utilisés depuis des décennies. Il a aussi bouleversé le calendrier pédiatrique et supprimé des financements pour le développement de nouveaux vaccins. Des mesures largement critiquées par la communauté médicale et scientifique. La justice américaine avait d’ailleurs suspendu une première tentative de refonte. Le gouvernement fédéral n’a pas le pouvoir d’imposer ces choix, il se contente de conseiller aux États de revoir les vaccins exigés à l’école.

Tedros Adhanom Ghebreyesus le répète, les données sont claires. Les vaccins, y compris celui contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, sont sûrs et n’ont aucun lien avec l’autisme. Retarder les doses ou les écarter sans raison ne rend pas la vaccination plus sûre, cela laisse simplement les enfants sans protection. Cet avertissement intervient alors que le pays traverse sa pire épidémie de rougeole depuis 35 ans, au moment où des millions d’élèves reprennent le chemin de l’école. Le chef de l’OMS tient aussi à rassurer les parents. Chacun veut protéger ses enfants, dit-il, et les vaccins restent l’un des moyens les plus efficaces d’éviter des maladies mortelles.

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