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Cinq arrestations près d’une base américaine en Angleterre, l’ombre de l’Iran dans le viseur

La police antiterroriste britannique cherche à savoir si Téhéran est derrière un projet d’attaque visant la base de Fairford, que l’armée américaine…

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Cinq arrestations près d'une base américaine en Angleterre, l'ombre de l'Iran dans le viseur

La police antiterroriste britannique cherche à savoir si Téhéran est derrière un projet d’attaque visant la base de Fairford, que l’armée américaine utilise dans sa campagne contre l’Iran. Cinq hommes ont été interpellés tout près du site.

Cinq hommes soupçonnés de préparer un acte terroriste ont été arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche, à proximité de la base de la Royal Air Force de Fairford, dans le centre de l’Angleterre. Ce site n’a rien d’anodin. L’armée américaine s’en sert dans sa guerre contre l’Iran, et des bombardiers ainsi que d’autres appareils y décollent et y atterrissent régulièrement depuis des mois. La police antiterroriste, qui a pris l’enquête en main, tente désormais de déterminer si les suspects entretiennent des liens avec Téhéran.

Côté américain, la réaction n’a pas tardé. Donald Trump a affirmé savoir tout des suspects, assurant que le public en entendrait parler très bientôt. Il avait auparavant soutenu que ces hommes étaient déjà surveillés et qu’ils voulaient causer de gros dégâts à la base, saluant au passage une coopération très efficace avec les Britanniques.

Le contexte pèse lourd. Au mois de mars, le Royaume-Uni a donné son feu vert aux Etats-Unis pour utiliser Fairford dans le cadre d’opérations défensives ciblant l’Iran, avec pour objectif de détruire des missiles. En juillet, les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé d’attaquer la base, prévenant que tout site servant à lancer des frappes contre leur pays deviendrait une cible légitime. De quoi nourrir la piste d’un commanditaire étatique, que les enquêteurs examinent de près.

Interrogé sur l’éventualité d’une motivation étrangère hostile, le ministre de la Défense Wes Streeting a refusé de s’avancer, expliquant ne pas vouloir spéculer à ce stade de l’enquête. L’alerte, elle, est venue d’une riveraine. Rentrant d’une soirée, cette femme dit avoir aperçu un groupe d’hommes masqués. Consciente de la menace qui pesait sur la sécurité du site, elle a aussitôt composé le numéro de la police du ministère de la Défense. Personne n’a décroché. Elle a alors appelé la police tout court, avant de dénoncer une grave défaillance dans la prise en charge de l’alerte.

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