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Marina Vlady quitte la scène après une vie débordante

Actrice, chanteuse et écrivaine, elle s’est éteinte à 88 ans, entourée des siens. Une carrière de plus de quatre-vingts films et des combats menés…

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Marina Vlady quitte la scène après une vie débordante

Actrice, chanteuse et écrivaine, elle s’est éteinte à 88 ans, entourée des siens. Une carrière de plus de quatre-vingts films et des combats menés jusqu’au bout.

Elle est morte chez elle, auprès de ses proches et de ses animaux. Ses enfants l’ont annoncé en saluant une longue et belle vie bien remplie. Marina Vlady avait 88 ans. Fille d’une ancienne danseuse et d’un ex-aviateur de l’armée française devenu chanteur à l’opéra, elle laisse derrière elle plus de quatre-vingts films, des disques et une dizaine de livres.

Son parcours démarre très tôt. En 1954, André Cayatte lui confie un rôle dans « Avant le déluge » et, à 16 ans, elle décroche le prix Suzanne Bianchetti, qui distingue l’actrice la plus prometteuse. L’année suivante, elle épouse le metteur en scène Robert Hossein, qui la dirigera dans plusieurs de ses films. Deux fils naîtront de cette union, puis un troisième avec l’aventurier Jean-Claude Brouillet. Figure du cinéma italien autant que français, elle tourne ensuite sous la direction de Jean-Luc Godard, Orson Welles, Chris Marker ou Ettore Scola. En 1963, son rôle dans « Le lit conjugal » lui vaut le prix d’interprétation au Festival de Cannes.

La chanson lui sourit également, avec deux albums enregistrés aux côtés de ses sœurs sous le nom des sœurs Poliakoff. En 1969, elle épouse le chanteur et poète russe Vladimir Vissotsky et part s’installer à Moscou, où elle restera jusqu’à sa disparition en 1980. Elle racontera cette histoire dans « Vladimir ou le vol arrêté », publié en 1987 et ensuite porté sur scène. Ses mémoires, « 24 images/secondes », paraissent en 2005. Le grand public la retrouve aussi dans des comédies populaires des années 1970, comme « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » de Jean Yanne ou « Que la fête commence » de Bertrand Tavernier.

Son engagement n’a jamais faibli. De la guerre d’Algérie au Manifeste des 343, puis auprès des sans-papiers, elle a défendu des causes avec constance. Avec son dernier compagnon Léon Schwartzenberg, elle a même créé le DAL, l’association qui se bat pour le droit au logement. Ses fils gardent l’image d’une femme généreuse, mobilisée toute sa vie durant.

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