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TotalEnergies met 2,5 milliards sur la table pour racheter ses propres actions

Le géant pétrolier et gazier portera ses rachats de titres à 2,5 milliards de dollars au dernier trimestre 2026, contre 1,5 milliard ces derniers…

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TotalEnergies met 2,5 milliards sur la table pour racheter ses propres actions

Le géant pétrolier et gazier portera ses rachats de titres à 2,5 milliards de dollars au dernier trimestre 2026, contre 1,5 milliard ces derniers trimestres. Devant les investisseurs réunis à New York, il a aussi promis un dividende en progression de plus de 5% sur les exercices 2026 à 2030.

L’annonce a été faite à New York, à l’occasion d’une journée entièrement consacrée aux investisseurs. TotalEnergies a fixé à 2,5 milliards de dollars, soit environ 2,20 milliards d’euros, la somme qu’il consacrera au rachat de ses propres actions au quatrième trimestre 2026. Un montant nettement supérieur au 1,5 milliard qui servait de référence ces derniers trimestres. Entre janvier et mars 2027, le groupe vise encore entre 2,0 et 2,5 milliards de rachats. Sur le dividende, la direction promet une hausse de plus de 5% pour les exercices allant de 2026 à 2030.

Ce train de mesures tombe sur fond de résultats records. La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour l’approvisionnement mondial. Les flux ont été bousculés, les prix du brut et du gaz ont grimpé à des niveaux inédits, et le groupe a bouclé son deuxième trimestre sur sa meilleure performance depuis près de trois ans.

Sur le plan industriel, TotalEnergies table sur une production d’énergie en croissance de 4% par an jusqu’en 2030. Le free cash-flow devrait gagner 10 milliards de dollars entre 2025 et 2030, à environnement de prix comparable. Le groupe veut aussi tenir un plateau autour de trois millions de barils équivalents pétrole en 2035, en s’appuyant sur ses projets organiques en Namibie, au Nigeria, en Libye et en Malaisie, avec des réserves prouvées de plus de douze ans.

Voilà qui laisse penser que l’énergéticien cherche à densifier son portefeuille en amont, au-delà des projets déjà lancés, relèvent les analystes de RBC. Ces derniers préviennent que la confiance des investisseurs dépendra de la capacité à exécuter, vu le nombre de chantiers ambitieux en cours. Chez Jefferies, on met plutôt en avant la cohérence, la stabilité et la pérennité de la stratégie de long terme, en attendant d’en savoir davantage sur les projets menés en Namibie, au Mozambique et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui doivent être détaillés lors de la présentation aux investisseurs.

Le groupe confirme par ailleurs ses objectifs de croissance à l’horizon 2030 pour le pétrole, le gaz, l’électricité et le free cash-flow. Il anticipe aussi un ratio d’endettement sous les 10% dès la fin de l’année. À la Bourse de Paris, la réaction a été positive, le titre prenant 0,77% à 80,61 euros, quand le CAC 40 gagnait 0,35% au même moment.

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