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Quand Florent Pagny a bâti sa maison sur un lieu sacré mapuche

Le chanteur français s’est installé en Patagonie sans savoir que son terrain était essentiel pour les cérémonies mapuches. Une écrivaine autochtone…

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Quand Florent Pagny a bâti sa maison sur un lieu sacré mapuche

Le chanteur français s’est installé en Patagonie sans savoir que son terrain était essentiel pour les cérémonies mapuches. Une écrivaine autochtone dénonce une vision colonialiste et des tensions longtemps ignorées.

Au début des années 2000, Florent Pagny a quitté la France pour poser ses valises en Patagonie, une région sauvage d’Amérique latine. En France, on se souvient surtout de ses chansons et de ses prises de position politiques. Mais sur place, son installation a provoqué un tout autre débat, bien moins connu du public hexagonal. L’écrivaine mapuche Moira Millán raconte aujourd’hui comment le chanteur a acheté un terrain sans en connaître la véritable importance spirituelle.

Ce terrain, explique-t-elle, était un lieu sacré de cérémonie pour les Mapuches, l’un des peuples premiers de la région. Personne n’y avait jamais rien construit auparavant, car des forces spirituelles y protègent l’eau et tout un système hydrique essentiel aux rites. Avec l’arrivée de la maison de Pagny, l’accès au site a été interdit aux communautés autochtones. Pendant des années, elles ont multiplié les demandes auprès du gouvernement local et du nouveau propriétaire, sans succès. Cela a généré de fortes tensions sur place, même si elles se sont aujourd’hui un peu apaisées.

Pour Moira Millán, cette affaire révèle un comportement colonialiste et suprémaciste. En France, Florent Pagny passe souvent pour un artiste progressiste. Mais sur le terrain en Patagonie, son attitude a nié la culture et les croyances mapuches. Elle dénonce une arrogance typique des Occidentaux qui arrivent dans ces territoires lointains sans chercher à apprendre des peuples qui y vivent depuis toujours. Au lieu de cela, ils imposent leur vision et tentent de remplacer les cultures locales par la leur. Une leçon de respect qui n’a pas été retenue.

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