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Le Venezuela mise sur le gaz pour attirer les géants étrangers après la chute de Maduro

Alors que le pays cherche à redémarrer son économie sous une nouvelle direction, Caracas vient d’ouvrir ses champs gaziers à Shell. Une décision qui…

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Le Venezuela mise sur le gaz pour attirer les géants étrangers après la chute de Maduro

Alors que le pays cherche à redémarrer son économie sous une nouvelle direction, Caracas vient d’ouvrir ses champs gaziers à Shell. Une décision qui pourrait changer la donne pour un secteur laissé à l’abandon depuis plus de vingt ans.

Le Venezuela accélère sa stratégie d’ouverture. Jeudi, le gouvernement a accordé une licence à la compagnie britannique Shell pour exploiter et exporter du gaz naturel. C’est un signal fort envoyé aux investisseurs étrangers, à un moment où la présidente par intérim Delcy Rodriguez tente de relancer le pays. Depuis la capture du président Nicolas Maduro par l’armée américaine en janvier, Washington fait pression sur Caracas. Mais les choses bougent. La nouvelle loi sur les hydrocarbures, promulguée récemment, réduit la part de l’État dans les projets pétroliers et gaziers. Résultat : les sanctions américaines s’assouplissent, et les grands noms de l’énergie rappliquent. BP, Repsol, Eni ont déjà signé des accords.

Cette fois, c’est le champ de Loran qui est visé. Situé au nord-est, il renferme sept gisements de gaz naturel. Six d’entre eux chevauchent la frontière avec Trinité-et-Tobago. Un détail clé, car le gaz transfrontalier peut être exporté plus facilement. Delcy Rodriguez a souligné que ce gisement dormait depuis 23 ans. Avec cette licence, Shell pourra le remettre en route. Le groupe britannique a déjà visité les installations de Muscar, un important centre de réception et de distribution de gaz dans l’État de Monagas. Peter Costello, le président de l’exploration et de la production chez Shell, a qualifié l’accord de « formidable réussite » pour les deux parties.

Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole du monde, mais son gaz, lui, reste sous-exploité. Les experts estiment que des milliards de mètres cubes de gaz ne sont pas extraits, ce qui coûte cher au pays. En 2023, Caracas et Trinité-et-Tobago avaient déjà signé un accord avec Shell pour le gisement de Dragón, qui contient 120 milliards de mètres cubes de gaz. Mais ce projet tournait au ralenti à cause de l’embargo américain imposé en 2019. Aujourd’hui, l’assouplissement des sanctions ouvre une nouvelle fenêtre. Pour le Venezuela, chaque puits relancé est un pas vers une sortie de crise économique. Et pour Shell, c’est l’occasion de mettre la main sur des réserves stratégiques à quelques encablures des marchés caraïbes.

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