Faits Divers
« C’est une secte » raconte une ex-belle-sœur au procès d’un père polygame
Dans le Pas-de-Calais, un homme de 45 ans est jugé pour viols et violences sur ses compagnes. À la barre, des témoins décrivent une famille sous emprise…

Dans le Pas-de-Calais, un homme de 45 ans est jugé pour viols et violences sur ses compagnes. À la barre, des témoins décrivent une famille sous emprise où la polygamie était imposée et la surveillance constante.
Le procès s’ouvre sur un témoignage qui glace le sang. Christelle, qui a partagé la vie du frère de l’accusé pendant dix-huit ans dans un ménage à trois, qualifie cette famille de secte. Elle raconte une ambiance marquée par la violence et la manipulation permanentes. Elle assure avoir vu Jérôme P. frapper Jennifer C., son ex-compagne, à coups de poing et de pied lors d’un anniversaire. L’accusé, chauffeur routier vivant du RSA au moment de sa mise en examen, nie catégoriquement toute violence. Il est jugé jusqu’à jeudi à Saint-Omer pour viols sur l’une de ses compagnes et violences intrafamiliales, risquant vingt ans de réclusion criminelle.
Les enquêteurs ont mis au jour un système de contrôle étouffant. Dans la maison, des caméras filmaient chaque pièce. Les téléphones étaient géolocalisés en permanence. Les trois femmes qui vivaient avec lui avaient très rarement le droit de travailler et jamais en présence d’hommes. Elles n’accédaient pas librement à leurs cartes bancaires. Une lettre saisie révèle que la plus jeune compagne avait huit ans lors de leur premier baiser et douze ans quand ils se sont mis en couple. Pour un gendarme, le viol était une pratique acceptée dans cette famille. Pourtant, les compagnes actuelles continuent de soutenir Jérôme P. Les expertises psychologiques parlent d’emprise relationnelle et de dépendance absolue.
La fille aînée de l’accusé a raconté avoir compris à dix ans ce qu’était un couple normal en voyant d’autres familles. Son fils, aujourd’hui âgé de seize ans, défend son père avec ferveur et accuse sa mère de l’avoir frappé depuis son plus jeune âge. L’accusé concède que son fonctionnement familial pouvait paraître bizarre, mais refuse de reconnaître les faits. Le lourd passé de cette famille resurgit avec le suicide d’un frère de Jérôme P. en 2024, alors qu’il était en détention provisoire pour viols incestueux. Le verdict est attendu jeudi.
À lire aussi

Faits DiversEn Ligne 7 joursApéro et jeu d’arme mortels le chef de groupe avoue avoir fait disparaître les preuves
NewsEn Ligne 2 joursLe père du suspect de l’affaire Lyhanna accusé de viol par ses propres petites-filles
SportsEn Ligne 5 joursAlexander Zverev et la vanne qui fâche Alizé Cornet
Faits DiversEn Ligne 3 joursLe procès des voleurs de manuscrits de Pouchkine s’ouvre à Paris
SportsEn Ligne 6 joursKlopp au Real Madrid, la promesse qui fâche
SociétéEn Ligne 3 joursLe français vacille à l’université, les facs passent à l’action
PlanèteEn Ligne 4 joursLa Polynésie française étend son sanctuaire marin géant pour protéger l’océan
Faits DiversEn Ligne 5 joursLe voisin sans histoires derrière le drame de Lyhanna
















