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Jay Z au Stade de France des places à 13 500 euros font scandale

Pour fêter les 30 ans de son premier album, le rappeur new-yorkais donne un concert unique le 10 septembre. Mais les prix des préventes, allant de 73 à…

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Jay Z au Stade de France des places à 13 500 euros font scandale

Pour fêter les 30 ans de son premier album, le rappeur new-yorkais donne un concert unique le 10 septembre. Mais les prix des préventes, allant de 73 à plus de 13 000 euros, ont mis les fans en colère.

Ce jeudi 11 juin, les fans de Jay Z avaient coché la date. L’ouverture des préventes pour son concert unique au Stade de France, prévu le 10 septembre, devait être un moment de joie. Sauf que la fête a vite tourné court. Sur les réseaux sociaux, les réactions sont tombées comme autant de douches froides. Un internaute a écrit que 216 euros pour un carré or, c’était tout simplement « marcher sur la tête ». Une autre a ironisé sur le pack à 13 506 euros, en précisant que même à ce prix, il était déjà sold out. Derrière l’humour, c’est un vrai sentiment d’injustice qui perce. Comment justifier de telles sommes pour un concert, aussi mythique soit-il ?

Le pack le plus cher, baptisé « D’Ussé », promet à ses acheteurs deux verres de cognac et deux flûtes de champagne. Pas n’importe lesquels : le cognac Ussé et le champagne Ace of Spade appartiennent au rappeur lui-même. Pour 13 500 euros par billet, certains fans ont donc eu droit à un avant-goût du business de leur idole. Mais ce qui frappe, c’est que malgré la polémique, tous les billets en prévente sont partis. Les packs VIP entre 1 200 et 3 300 euros n’ont pas fait long feu non plus. Preuve que la demande est là, même quand les prix flirtent avec l’absurde.

Pour mesurer l’ampleur du changement, un fan a ressorti les archives. En 2003, une place pour Jay Z au Zénith coûtait 36,30 euros. Cinq ans plus tard, dans la même salle, le tarif était monté à 52,80 euros. Aujourd’hui, le billet le moins cher pour le Stade de France est à 73 euros. Une progression qui donne le vertige, surtout quand on la compare à l’évolution des salaires ou du pouvoir d’achat. Ce n’est pas seulement une question de cachet d’artiste. C’est le signe que le marché du live a changé, poussé par la rareté, le branding et les offres VIP. Et que certains sont prêts à payer le prix fort pour une expérience exclusive, quitte à laisser les autres sur le bord de la route.

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