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Trump menace l’Iran de frappes imminentes et d’une mainmise sur ses sites pétroliers

La trêve au Moyen-Orient est en train de voler en éclats. Le président américain promet de frapper « très fort » dès ce soir et de prendre le contrôle des…

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Trump menace l'Iran de frappes imminentes et d'une mainmise sur ses sites pétroliers

La trêve au Moyen-Orient est en train de voler en éclats. Le président américain promet de frapper « très fort » dès ce soir et de prendre le contrôle des infrastructures pétrolières iraniennes.

Donald Trump a remis une pièce dans la machine infernale. Depuis son réseau Truth Social, il a annoncé son intention de frapper l’Iran « TRES FORT ce soir ». Et il ne s’arrête pas là. Il menace désormais de s’emparer de l’île de Kharg, le principal terminal pétrolier iranien, ainsi que d’autres sites stratégiques. Une escalade brutale qui enterre un peu plus la fragile trêve entrée en vigueur le 8 avril. Celle-ci, déjà mise à mal depuis le week-end dernier, est désormais jugée « pratiquement dénuée de sens » par la diplomatie iranienne.

Les frappes se multiplient des deux côtés. Dans la nuit de mardi à mercredi, l’armée américaine a visé des installations de surveillance, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne à travers tout l’Iran. Des explosions ont été signalées jusqu’à des zones proches de Téhéran. En riposte, Téhéran a tiré une vingtaine de missiles vers une base américaine en Jordanie, tous interceptés, et a de nouveau ciblé les monarchies du Golfe. À Bahreïn, une enfant a été blessée par des débris de drone. Pendant ce temps, le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour un cinquième du pétrole mondial, est totalement fermé « jusqu’à nouvel ordre » par l’Iran. Les navires qui tentaient de passer sont désormais bloqués, et la marine américaine a neutralisé un pétrolier au large d’Oman, provoquant un incendie dans la salle des machines.

Cette nouvelle escalade a des répercussions immédiates. Le baril de Brent flirte avec les 92 dollars, contre 70 avant la guerre. Les diplomates s’activent en vain. Le Pakistan, principal médiateur, parle d’un optimisme difficile à tenir. Le Qatar a tenté des négociations à Téhéran, mais sans avancée concrète. Et la question libanaise complique encore la donne. Téhéran exige que tout accord inclue le Liban, où le Hezbollah, son allié, est pilonné par Israël depuis mars. Plus de 3 600 personnes y ont été tuées. Trump, lui, affirmait mardi qu’un accord avec l’Iran était imminent, pour la 38e fois depuis le début du conflit selon CNN. Vingt-quatre heures plus tard, il changeait de ton, accusant Téhéran de les mener en bateau. La population iranienne, elle, subit l’impact au quotidien flambée des prix et perte de revenus. Un pharmacien de Téhéran résume le sentiment général le fossé entre les deux pays est trop profond pour espérer une solution diplomatique.

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