Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

L’Indonésie promet la croissance malgré une roupie au plus bas

La monnaie indonésienne a touché son pire niveau historique avant de remonter légèrement. Face aux doutes, le gouvernement maintient son pari d’une…

Article

le

L'Indonésie promet la croissance malgré une roupie au plus bas

La monnaie indonésienne a touché son pire niveau historique avant de remonter légèrement. Face aux doutes, le gouvernement maintient son pari d’une expansion économique à 8% d’ici cinq ans.

La roupie indonésienne a récemment franchi la barre des 18.000 pour un dollar, un record historique à la baisse. Jeudi, elle oscillait encore autour de ce seuil, après avoir commencé l’année à environ 16.600. Une dégringolade de près de 8% en quelques mois, qui inquiète les investisseurs. Pourtant, le vice-ministre des Finances, Juda Agung, reste serein. Il juge la devise sous-évaluée et les fondamentaux du pays solides. Selon lui, chaque point de pourcentage de dépréciation n’ajoute que 0,07% à l’inflation et alourdit le déficit budgétaire de 800 milliards de roupies, soit 45 millions de dollars. Une pression qu’il qualifie de « gérable ».

Pour calmer le jeu, la banque centrale indonésienne a déjà relevé son taux directeur de 0,25 point, à 5,50%. Un nouveau tour de vis est attendu dans les prochains jours. Mais ces hausses pèsent sur une économie déjà fragilisée par la flambée du pétrole, alors que l’Indonésie, 4e pays le plus peuplé du monde avec 284 millions d’habitants, importe plus de brut qu’elle n’en produit. L’inflation, elle, reste maîtrisée autour de 3%, dans la fourchette cible de la banque centrale. Mais la confiance des investisseurs montre des signes d’érosion.

Le gouvernement de Prabowo Subianto refuse pourtant de revoir ses ambitions à la baisse. Il promet une croissance de 8% du PIB d’ici 2029, malgré des prévisions plus prudentes de l’OCDE (4,7% pour 2026) et de la Banque mondiale (moins de 5% cette année). Pour y parvenir, Jakarta maintient des dépenses coûteuses, comme les subventions aux carburants et un programme de repas scolaires gratuits. L’économie a bien affiché 5,6% de croissance au premier trimestre, mais des économistes doutent de ce chiffre. L’excédent commercial, lui, s’est effondré à 89 millions de dollars en avril contre 3,3 milliards le mois précédent. Mais Juda Agung assure ne pas s’en inquiéter outre mesure.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus