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Ils ont piégé 120 enfants le parquet demande jusqu’à 20 ans de prison
Quatre hommes sont jugés à Orléans pour avoir participé à un vaste réseau pédocriminel en ligne. Le parquet a requis des peines de 10 à 20 ans de…


Quatre hommes sont jugés à Orléans pour avoir participé à un vaste réseau pédocriminel en ligne. Le parquet a requis des peines de 10 à 20 ans de réclusion, après la découverte de près d’un million de fichiers pédopornographiques.
L’audience a duré plusieurs jours. Jeudi, l’avocat général a pris la parole et n’a pas mâché ses mots. Il a parlé de crimes et d’actes monstrueux. Derrière chaque fichier, chaque vidéo, il y a une victime marquée à vie. Et dans ce dossier, les enquêteurs ont compté 120 victimes. Vingt et une ont été identifiées en France. Les plus jeunes n’avaient que 3 ans. Les accusés, âgés de 37 à 64 ans, sont soupçonnés d’avoir utilisé de faux profils pour approcher des mineurs sur des messageries comme Snapchat, Telegram ou ICQ. Leur technique était rodée du grooming, une mise en confiance progressive pour obtenir des images à caractère sexuel.
Trois des quatre hommes sont aussi poursuivis pour des viols sur des enfants. Le parquet a réclamé contre eux des peines de 18 à 20 ans de prison, avec une période de sûreté et une obligation de soins. Pour le quatrième, qui comparaissait libre, la peine demandée est de dix ans avec mandat de dépôt. L’enquête avait débuté en 2022, après une infiltration de gendarmes sur les réseaux sociaux. Elle a permis de démanteler plusieurs groupes d’échange. Au total, six membres du réseau avaient été arrêtés en 2023. Mais l’un d’eux s’est suicidé en détention. Un autre, interpellé en Belgique en récidive, a déjà été condamné à dix ans début 2025.
Parmi les accusés, un informaticien de 64 ans a concentré l’attention. Près d’un tiers des fichiers retrouvés venaient de lui. Il a filmé intégralement les viols qu’il a commis sur une fillette de 3 à 6 ans, entre 2019 et 2021, principalement sur des plages corses. 91 fichiers documentent ces actes. Il a d’abord nié, puis reconnu à l’audience, parlant d’une maladie et affirmant ne pas pouvoir supprimer ses vidéos. L’avocate de la victime a dénoncé sa cruauté et la manipulation exercée sur une proie très jeune. Le verdict est attendu en fin de journée.
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