Nous rejoindre sur les réseaux

News

Treize ans de combat pour récupérer les trésors du désert de Gobi

Après une bataille juridique longue de treize ans, la Mongolie vient de récupérer un squelette rare de dinosaure et des dizaines de fossiles exportés…

Article

le

Treize ans de combat pour récupérer les trésors du désert de Gobi

Après une bataille juridique longue de treize ans, la Mongolie vient de récupérer un squelette rare de dinosaure et des dizaines de fossiles exportés illégalement. Ces pièces inestimables ont été saisies en France avant de retrouver enfin leur terre d’origine.

C’est une nouvelle qui réjouit les paléontologues et les Mongols. Un squelette de Tarbosaurus bataar, estimé intact à plus de 50 pour cent, a été rapatrié mercredi à Oulan-Bator. Avec lui, 28 ensembles de restes fossilisés, tous découverts dans le désert de Gobi, sont arrivés par avion. Ces ossements avaient été emportés illégalement de Mongolie en 2006, uniquement pour être revendus à prix d’or sur le marché noir.

Les douanes françaises ont mis la main sur ces fossiles entre 2013 et 2015. C’est grâce aux conventions internationales contre le trafic de biens culturels que la restitution a pu commencer. Le porte-parole de la police mongole, D. Munkhkhuyag, a rappelé que ces pièces avaient été dérobées dans le seul but d’en tirer un profit. Aujourd’hui, elles sont conservées dans le nouveau Musée national d’histoire naturelle de Mongolie, où elles seront d’abord étudiées avant d’être présentées au public.

Le Tarbosaurus bataar est un proche cousin du célèbre Tyrannosaurus rex. Il vivait il y a environ 70 millions d’années, et presque toutes ses traces connues viennent du désert de Gobi. Sa directrice, Manchuk Nuramkhan, s’est dite ravie que les enfants et les jeunes puissent désormais découvrir ce patrimoine unique de près et s’instruire. Ce retour est une victoire symbolique forte dans la lutte de la Mongolie contre le pillage de son héritage scientifique et culturel. Alors que la demande des collectionneurs privés et des ventes aux enchères alimente un trafic international florissant, ce rapatriement montre que la coopération entre pays peut finir par payer.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus