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Balaruc-le-Vieux

Balaruc-le-Vieux : Aurélien Évangélisti, le candidat qui fait payer la commune pour se défendre

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Balaruc-le-Vieux Aurélien Évangélisti, le candidat qui fait payer la commune pour se défendre
©Aurélien Évangélisti

Aurélien Évangélisti n’exerce pas encore le pouvoir qu’il en teste déjà les dérives. Argent public mobilisé, conseil municipal réduit au rôle de spectateur, et casier judiciaire brandi comme programme politique. Une scène ubuesque, mais très instructive.

La démocratie a parfois des airs de mascarade administrative et le dernier épisode en date à Balaruc-le-Vieux en est l’illustration parfaite. Un candidat aux municipales, visiblement peu à l’aise avec le débat d’une élection municipale, choisit de répondre à un article de presse non pas par des explications, ni par un droit de réponse, mais par une manœuvre juridique financée par la commune. Le tout sous le regard bienveillant du maire sortant Norbert Chaplin, chef d’orchestre d’une mise en scène où l’absurde tutoie l’indécent.

Rappelons les bases, puisque visiblement elles se brouillent vite dans l’air marin. Notre rédaction a publié un article évoquant des éléments du passé judiciaire d’Aurélien Évangélisti [lire ici]. Aucune condamnation n’y est mentionnée. Aucune conclusion hâtive. Seulement des faits anciens, des auditions, une implication dans des affaires connues des institutions judiciaires. Rien de plus. Rien de moins. Du journalisme, en somme. De l’information. Pas du storytelling.

Mais visiblement, dans ce village, être impliqué devient être condamné, et être interrogé devient être persécuté. La nuance, pourtant essentielle en droit comme en démocratie, semble s’être dissoute dans l’émotion électorale. Plutôt que s’expliquer, Aurélien Évangélisti se promène dans le village avec son casier judiciaire vierge dans la poche. Une campagne artisanale, presque touchante. Comme si quelqu’un avait confondu une audience au tribunal avec un marché du dimanche. « Regardez, je suis vierge. Votez pour moi ». Et comme si cela ne suffisait pas, Aurélien Évangélisti a demandé la protection fonctionnelle, censée couvrir un élu dans l’exercice de ses fonctions, pas un candidat confronté à son passé.

Et c’est là que le spectacle devient franchement savoureux. Car les faits évoqués par notre rédaction concernent la vie antérieure du candidat, sans lien avec une décision municipale, une mission communale ou l’exercice de son mandat de conseiller. Autrement dit, juridiquement, on est hors champ. Complètement hors champ. La protection fonctionnelle n’a pas vocation à servir de parapluie électoral ni de bouclier contre le débat d’une élection municipale. Elle protège une fonction, pas la candidature d’un héritier désigné.

Mais pour protéger son candidat, le maire sortant innove. Norbert Chaplin a donc décidé d’inscrire cette protection fonctionnelle à l’ordre du jour du dernier conseil municipal. Non pas pour la faire voter. Ce serait trop transparent. Trop démocratique. Non. Il informe. Simplement. Les conseillers municipaux apprennent que la commune paiera. Point final. Rideau. Pas de débat. Pas de vote. Pas de contradiction. Le maire parle, les Balarucois payeront l’addition pour protéger son héritier dans sa conquête du trône.

La question centrale, elle, reste soigneusement évitée. Si Aurélien Évangélisti est si sûr de gagner sa bataille judiciaire, pourquoi ne pas la financer lui-même ? Pourquoi solliciter l’argent d’une petite commune, où chaque euro compte, où les besoins sont nombreux, où l’intérêt général devrait primer sur l’ego électoral ? La réponse est simple, c’est plus confortable quand ce sont les autres qui paient.

Les trois autres candidats, Fabienne Battinelli, José Llinares et Christian Ruis, ne s’y sont pas trompés. Dans un communiqué commun, ils dénoncent une décision juridiquement fragile, financièrement risquée et politiquement indéfendable. Ils rappellent une évidence que le duo Chaplin-Évangélisti semble ignorer. La protection fonctionnelle ne protège pas une ambition. Elle protège une fonction. Et encore, sous conditions strictes.

Cette séquence n’est pas un incident. C’est un avertissement. Une répétition générale. Un aperçu très concret de ce que pourrait devenir le mode de gouvernance dans cette commune si Aurélien Évangélisti est élu. Quand une critique surgit, on ne répond pas. On judiciarise. Quand une question dérange, on ne débat pas. On facture aux Balarucois. Quand une situation embarrasse, on convoque un conseil municipal pour lui expliquer qu’il n’a rien à dire.

Brandir un casier judiciaire vierge comme un argument électoral, faire payer la commune pour éviter un débat, et appeler cela de la protection institutionnelle, il fallait oser ! Certains promettent des projets, d’autres testent directement les mécanismes de défense. Les électeurs apprécieront la franchise de l’expérience.

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6 Commentaires

1 Commentaire

  1. Vhs

    5 février 2026 at 22 h 38 min

    Toujours un plaisir de lire max. Ça à l’air d’etre un sacré numéro ce candidat

  2. Clovis 90

    6 février 2026 at 8 h 48 min

    Cet individu est conforme à son maître à penser repris de justice et ancien maire de SÈTE et cela peut faire le tour du bassin de THAU. Avis aux électeurs: Une élection municipale n’est pas une élection de Miss communale et peut coûter très cher à la commune.

  3. Michelle Balaruc

    6 février 2026 at 10 h 28 min

    La nouvelle génération d’affairistes 🤮🤮🤮

  4. Evangeliste municipale

    6 février 2026 at 12 h 08 min

    Malheureusement un sourire et une poignée de main chaleureuse suffit à convaincre bon nombre de nos concitoyens. La vie est un sketch du Palmashow

  5. toutou

    6 février 2026 at 12 h 25 min

    Lamentable. Il veut imiter son maitre se gros beuel ?

  6. Justicien

    7 février 2026 at 16 h 16 min

    Le fait qu’Evangelilsti montre un casier judiciaire vierge ne veut rien dire car les condamnations sont effacées au bout de 3, 5 ou 10 ans après la fin de la période de la peine, selon quel type de peine qu’elle soit administrative ou pénale, et au bout de 40 ans apparemment pour les crimes, et dans tous les cas, c’est à condition qu’il n’y ait pas eu de récidive du même type pendant cette période. Et la personne impliquée ne peut obtenir qu’une partie de son casier judiciaire, dont celle où les condamnations sont effacées au bout du temps légal avant la réhabilitation.
    Et si cette histoire de faux et usage de faux n’avait pas de rapport avec son travail en lien avec son poste à l’Agglo ou à la Mairie, le fait que Chaplin fasse payer par la commune serait certainement cosidéré comme un détournement de fonds publics !! Donc, Chaplin risque d’être condamné aussi.
    Il faudrait que le journaliste de « Le Singulier » trouve les articles ou documents ayant rapport aux faits dont il parle pour prouver ce qu’il dit pour qu’Evangelisti ne puisse pas le poursuivre pour diffamation.
    On se doute bien qu’il ne les a pas inventés ces faits !
    Comment voter pour un homme, en plus grand baraqué comme ça, qui commet des violences
    envers une femme ? N’oubliez-pas Bertrand Cantat et Marie Trintignant, et possiblement son ex
    femme Kristina Rady, enquête rouverte, et tant d’autres victimes de violence, principalement des
    femmes victimes d’hommes .
    Il faut faire la différence entre taper dans un pavois aux joutes et frapper une femme, la mère de leurs enfants, et d’après ce qu’on comprend ici, probablement devant les enfants ce qui est très traumatisant pour eux en plus d’être un mauvais exemple qui pourrait mettre dans leur tête l’idée que les hommes ont le droit de frapper les femmes puisque papa le fait.

    La violence n’est jamais une solution aux problèmes.

    Et en 2016 il a jeté sa lance contre le jouteur qu’il venait d’envoyer dans l’eau, et l’a blessé à la cuisse 3 points de suture et au pied, 2 points de suture. Il n’a eu comme sanction que 8 tournois de suspension. Il aurait dû passer au tribunal pour violences volontaires !
    Imaginez si la lance avait atteint les yeux ou une partie du corps où ça aurait pu être létale y
    compris l’artère dans la cuisse.

    Il ne peut pas dire qu’il n’est pas violent car on a les preuves et devant un public très nombreux, alors il serait étonnant que les violences conjugales dont parle le journaliste n’existent pas vraiment.
    Si tous les jouteurs agissaient ainsi, on ne pourrait même plus continuer à en faire ! Ca serait tropdangereux et ça serait dommage aussi.
    De toute évidence, il a en lui une violence qu’il n’arrive pas à maîtriser. S’il est capable de se comporter ainsi devant des milliers de témoins, comment peut-il se comporter en privée ?

    A Sète on a eu un maire qui a dit avec véhémence au conseil municipal, « Ces gens-là, il faut les
    exterminer ! » à l’encontre de Bancs Publics. Là, est-ce-que Balaruc Le Vieux se retrouverait avec un maire qui irait directement à l’agression physique en cas de désaccord ? Il vaut mieux qu’il soittout simplement employé à la protection de l’environnement puisqu’il aime ça apparemment.
    Et déjà, il se sert des sous des habitants de Balaruc le Vieux……. alors qu’il n’y a probablement pas de diffamation, et probablement pas de lien entre les faits invoqués par le journaliste et son emploi en tant qu’élu. Pour les violences conjugales, c’est déjà une certitude que ça n’a pas de lien, pas plus que sa violence lors des joutes !

    Est-ce-que les habitants de Balaruc le Vieux veulent vraiment d’un homme violent et qui se sert de l’argent de la commune déjà, avec l’aide d’un maire qui prend la décision de payer ses possibles frais judiciaires sans même faire voter par le Conseil Municipal…?
    On voit déjà que les règles ne sont pas respectées.

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