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Coward : deux jeunes acteurs sacrés ensemble à Cannes

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Emmanuel Macchia, 20 ans, et Valentin Campagne, 22 ans, ont reçu ex aequo le prix d’interprétation masculine pour leur rôle dans « Coward », le nouveau film de Lukas Dhont. Une consécration inattendue pour l’un d’eux, qui n’avait encore jamais foulé un plateau de tournage.

Il y a quelques mois encore, Emmanuel Macchia suivait des cours d’architecture. Samedi soir, sous les projecteurs cannois, le jeune Belge est monté sur la scène du Palais des Festivals pour recevoir, aux côtés du Français Valentin Campagne, la plus haute distinction d’interprétation masculine de la 79e édition. Une trajectoire fulgurante pour cet étudiant de 20 ans, repéré par hasard aux abords de son école par le réalisateur Lukas Dhont et son directeur de casting. « Cela m’a fait rire de les voir tous les deux dans cet endroit perdu. Ils m’ont vu sourire et sont venus me parler du film », raconte-t-il.

Dans « Coward », les deux comédiens incarnent des soldats de la Grande Guerre liés par une passion secrète. Emmanuel Macchia prête ses traits à Pierre, un jeune appelé que la violence des combats et l’attirance pour Francis, joué par Valentin Campagne, poussent à rejoindre ces troupes de divertissement qui montent des cabarets près du front. Pour se préparer, les deux acteurs ont suivi deux jours de service militaire, des cours d’histoire, de danse et de chant, ainsi qu’un entraînement avec des chevaux de l’armée. « Je ne connaissais presque rien de la guerre de 14-18 et encore moins de ces soldats qui se travestissaient pour distraire leurs camarades », confie le jeune Belge.

Valentin Campagne, 22 ans, n’en était pas à sa première compétition cannoise. Il avait déjà foulé le tapis rouge en 2025 avec « Dossier 137 » de Dominik Moll. Dans « Coward », il incarne un meneur de revues qui tente de faire oublier les horreurs du conflit et tombe amoureux d’un autre soldat. « J’espère que ce film permettra à des jeunes hommes, des jeunes filles, des jeunes personnes de pouvoir s’aimer eux-mêmes », a déclaré Emmanuel Macchia lors de la remise des prix. De son côté, Valentin Campagne a tenu à rappeler « l’importance de danser, de vivre, d’aimer », ajoutant qu’il est possible d’être maladroit et de ne pas toujours comprendre les autres.

Pour Emmanuel Macchia, l’expérience a bouleversé son quotidien. « C’était vraiment un autre monde, une découverte. J’ai essayé de reprendre mes études d’architecture, mais c’était impossible », avoue-t-il. Leur prix commun, salué par une ovation, marque l’entrée remarquée de deux jeunes talents dans le paysage du cinéma européen.

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