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Société

Santé au travail : le gouvernement cible les jeunes, le bien-être psychologique et les agressions sexistes

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Le prochain plan gouvernemental pour la santé au travail, attendu pour juin, place trois priorités au centre de son action : l’intégration des nouveaux embauchés, la prévention des souffrances psychiques et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en milieu professionnel.

Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a dévoilé jeudi les grandes orientations du futur plan santé au travail pour la période 2026-2030, lors d’une visite sur un site logistique du groupe Lidl en Moselle. Ce document, dont la publication est prévue début juin, constitue la cinquième édition d’une série de feuilles de route pluriannuelles élaborées en concertation avec les partenaires sociaux depuis 2004. Il fixe les priorités en matière de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail.

La première mesure phare concerne l’accueil des nouveaux entrants dans le monde professionnel. Le ministre a insisté sur la nécessité d’intégrer un volet dédié à cette population dans le document unique d’évaluation des risques de chaque entreprise. Cette attention particulière répond à un constat alarmant : selon les données de l’Assurance maladie, plus de 20% des décès liés à des accidents du travail surviennent au cours de la première année suivant la prise de poste. En 2024, 764 personnes ont perdu la vie dans le cadre de leur activité professionnelle dans le secteur privé, un chiffre en hausse malgré une baisse globale du nombre d’accidents. Le ministre a souligné l’importance de protéger les stagiaires, les alternants, les intérimaires et les nouveaux salariés, en rappelant le décès récent d’un adolescent de 15 ans, survenu en avril dans le Gard, écrasé par un engin de chantier durant son stage d’observation.

La deuxième priorité du plan concerne la santé mentale. Jean-Pierre Farandou a estimé que les entreprises doivent désormais considérer les risques psychosociaux comme une préoccupation centrale de leur politique de prévention. Il a appelé à une vigilance accrue face à cette forme de souffrance au travail, dont les manifestations peuvent altérer durablement la qualité de vie des salariés et accroître l’absentéisme.

Enfin, le gouvernement entend renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans le cadre professionnel. Le ministre a affirmé sa volonté de mettre un terme à ces comportements inacceptables, en intégrant des mesures spécifiques dans le futur plan. Par ailleurs, une déclinaison de ce dispositif destinée à la fonction publique est également en cours d’élaboration.

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