Politique
Le président du Sénat fixe une ligne rouge au calendrier parlementaire


Gérard Larcher s’oppose à toute prolongation des travaux de la chambre haute après le 14 juillet, invoquant la nécessaire campagne des sénateurs pour les élections de septembre.
Le président Les Républicains du Sénat a exprimé son refus catégorique de voir l’institution siéger au-delà du 14 juillet, alors que le Premier ministre s’apprête à solliciter du chef de l’État la convocation d’une session extraordinaire. Interrogé sur TF1, Gérard Larcher a justifié cette position par les contraintes électorales qui pèsent sur les sénateurs en vue du renouvellement partiel de la chambre haute prévu fin septembre. Il a souligné la nécessité pour les candidats de rencontrer les élus locaux, qui constituent l’essentiel du corps électoral sénatorial, en évoquant le cas de l’Aude et de ses 797 communes ou de la Gironde et de ses 548 municipalités.
Le responsable politique a reconnu que plusieurs textes majeurs attendent encore l’examen du Parlement, parmi lesquels la loi de programmation militaire, le texte d’urgence pour l’agriculture, une réforme du logement et un projet consacré à l’Outre-mer. Il a toutefois estimé que légiférer après le 14 juillet conduit généralement à une dégradation de la qualité des travaux parlementaires. Une pique qu’il a adressée à l’ensemble des gouvernements, en affirmant que les difficultés commencent systématiquement après cette date butoir.
Le gouvernement n’a pas encore dévoilé le programme détaillé de la session extraordinaire, mais il souhaite y faire adopter définitivement la proposition de loi sur la fin de vie. D’autres textes pourraient figurer à l’ordre du jour, comme le projet de loi constitutionnelle relatif à la Corse, la réforme de la justice criminelle ou encore le dispositif visant à lutter contre les troubles à l’ordre public au quotidien.
En revanche, l’exécutif ne prévoit pas de convoquer le Sénat au mois de septembre en raison du scrutin qui doit renouveler la moitié de ses effectifs le 27 septembre. Près de 178 sièges sur les 348 sont concernés par cette élection. Les départements du pourtour méditerranéen, le Rhône, la Gironde et l’Alsace sont particulièrement visés, tandis que l’Île-de-France, le Nord et le Pas-de-Calais ne voteront qu’en 2029.
Ce scrutin ne devrait pas remettre en cause la majorité de droite et du centre qui domine la chambre haute, mais il pourrait permettre la constitution d’un groupe Rassemblement national si cette formation obtient au moins dix élus.





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