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Donald Trump dans le viseur de la justice internationale, selon un célèbre chasseur de dictateurs

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L’avocat américain Reed Brody, connu pour avoir poursuivi d’anciens dirigeants autoritaires, estime que le président des États-Unis devrait répondre de ses actes devant les tribunaux internationaux.

Reed Brody, figure respectée du droit pénal international, a bâti sa réputation en traquant les hommes forts qui piétinent les droits humains. Dans un entretien récent, cet ancien procureur a placé Donald Trump en tête de sa liste. Il accuse le locataire de la Maison-Blanche de vouloir saper les institutions démocratiques et de commettre des crimes relevant de la justice universelle. Selon lui, la guerre menée contre l’Iran constitue une violation flagrante de la Charte des Nations unies et un crime d’agression comparable à celui imputé à Vladimir Poutine en Ukraine.

Brody ne s’arrête pas là. Il affirme que Donald Trump s’est rendu complice des actions d’Israël dans la bande de Gaza, qu’il qualifie sans détour de génocide. Fils d’un rescapé des camps nazis, l’avocat confie son indignation de voir l’État hébreu infliger aux Palestiniens ce qui fut jadis infligé au peuple juif. Il réclame que la CPI puisse poursuivre le président américain au même titre que Benjamin Netanyahu ou le dirigeant russe, même s’il admet que les chances d’une arrestation restent minces.

Interrogé sur l’évolution de la lutte contre les régimes autoritaires, Brody constate un recul. Le droit international, autrefois renforcé par la création de la Cour pénale internationale et l’arrestation d’Augusto Pinochet, est aujourd’hui affaibli par les rivalités entre grandes puissances. La justice demeure sélective, comme en témoignent les précédents historiques de Nuremberg ou de Tokyo. L’avocat dénonce également la situation au Nicaragua, où Daniel Ortega et Rosario Murillo ont réduit au silence toute opposition et poussé des centaines de milliers de citoyens à l’exil.

Quant à l’intervention américaine au Venezuela, Brody la juge illégitime car elle ne place pas les intérêts de la population au cœur de son action. Pour lui, toute démarche qui ne repose pas sur un large consensus multilatéral ne peut prétendre servir la cause des droits de l’homme. La persévérance et la centralité des victimes restent, selon son expérience, les clés pour faire triompher la justice face à l’impunité.

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