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Sur la piste du rongeur suspect en Terre de Feu

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Des scientifiques argentins ont entamé une campagne de piégeage dans les bois d’Ushuaïa pour déterminer si des rongeurs locaux sont porteurs de l’hantavirus, après la contamination à bord du navire Hondius.

Des équipes de biologistes, épaulées par des experts de l’Institut Malbran dépêchés de Buenos Aires, ont procédé mardi à la collecte des premiers rongeurs capturés dans la région de la Terre de Feu. L’opération vise à confirmer ou infirmer la présence d’animaux vecteurs du virus dans cette zone touristique du sud de l’Argentine, point de départ du bateau où un foyer d’infection a été détecté.

Les spécialistes, équipés de gants et de masques, ont récupéré des dizaines de pièges disposés la veille dans plusieurs secteurs boisés autour d’Ushuaïa, notamment au sein du Parc national de la Terre de Feu. Chaque cage a été placée dans un sac hermétique avant d’être transportée pour analyse. Si les chercheurs n’ont pas fait de déclaration publique, leur attitude traduisait une certaine satisfaction. Un responsable sanitaire local a indiqué que le piégeage avait été fructueux, avec environ soixante-dix spécimens capturés.

L’espèce ciblée est un rat sylvestre à longue queue, dont l’activité est principalement nocturne. Jusqu’à cent cinquante petites cages rectangulaires en métal doivent être installées chaque soir et relevées le matin durant toute la semaine. L’objectif est de rassembler un échantillon suffisamment représentatif pour procéder à des tests. Des prélèvements sanguins et tissulaires seront ensuite expédiés à l’Institut Malbran, l’autorité de référence argentine en infectiologie. Les résultats sont attendus dans un délai d’environ quatre semaines.

Cette mission scientifique a été ordonnée après la découverte d’un foyer d’infection à bord du navire Hondius, qui a causé le décès de trois passagers et déclenché une alerte sanitaire internationale au début du mois de mai. Le premier cas identifié, un ressortissant néerlandais, avait séjourné quarante-huit heures à Ushuaïa avant d’embarquer.

Depuis, les autorités locales et les scientifiques de la Terre de Feu contestent l’hypothèse selon laquelle la contamination serait originaire de cette province. Ils rappellent qu’aucun cas d’hantavirus n’y a été recensé depuis l’obligation de déclaration de la maladie, il y a trente ans. La souche Andes du virus, capable de se transmettre d’humain à humain et identifiée sur le navire, est pourtant présente dans des régions andines plus septentrionales de l’Argentine, comme les provinces de Rio Negro et de Chubut.

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