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Politique

Sébastien Lecornu envisage une réévaluation des six milliards d’euros de gels budgétaires

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Le Premier ministre a annoncé que les crédits gelés ou annulés pour faire face aux conséquences du conflit au Moyen-Orient devront être actualisés, sans pour autant préciser si le montant global sera augmenté.

Sébastien Lecornu a indiqué mardi qu’il comptait réexaminer les six milliards d’euros de gels et d’annulations de crédits prévus pour compenser l’incidence de la guerre au Proche-Orient sur les finances publiques. Interrogé à l’Assemblée nationale par le président du groupe Horizons, Laurent Marcangeli, le chef du gouvernement a déclaré que ces six milliards d’euros, déjà documentés, devraient être mis à jour dans les prochains mois.

À Matignon, on précise que cette actualisation ne signifie pas nécessairement une hausse du montant des gels, mais plutôt une répartition différente des efforts. Le Premier ministre doit tenir une conférence de presse jeudi pour détailler les répercussions économiques du conflit, qui entraîne une flambée des prix des carburants et alourdit les coûts dans plusieurs secteurs. Il y présentera un nouveau dispositif d’aides pour le mois de juin, destiné aux branches les plus touchées, comme l’agriculture, la pêche ou le bâtiment.

Pour financer le coût de cette guerre, le gouvernement avait annoncé mi-avril que six milliards d’euros d’économies sur les dépenses pourraient être réalisés en 2026, sous forme de gels de crédits ou d’annulations ciblées. L’effort devait porter pour quatre milliards sur l’État et deux milliards sur la sphère sociale. Sébastien Lecornu a estimé que la géopolitique s’était malheureusement installée dans le quotidien des Français, et que cette crise d’inflation importée sur l’énergie allait perdre, sous une forme ou une autre.

Contraint à la rigueur budgétaire et menacé par une récession, le gouvernement temporise depuis le début du conflit fin février sur les aides, qu’il souhaite toujours ciblées et non générales, écartant toute baisse de la fiscalité. Le Premier ministre a reconnu que la crise s’éternisait et qu’il fallait changer d’échelle, promettant de n’abandonner personne. Il a insisté sur son obsession de ne pas voir des pans entiers de l’activité économique du pays se mettre à l’arrêt.

Il a également voulu éviter les effets d’aubaine, en appelant à ne constater qu’une inflation sur les coûts dérivés des produits pétroliers, et rien d’autre. Il a chargé le ministre des PME, Serge Papin, de clarifier l’ensemble des impacts de prix sur les filières et le bâtiment. Enfin, il a demandé à ses ministres de l’Économie et de l’Industrie, Roland Lescure et Sébastien Martin, de lui faire des propositions pour la filière de la chimie, particulièrement exposée à cette crise.

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