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La bière menacée par le blocage du détroit d’Ormuz

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La fermeture du détroit d’Ormuz pourrait provoquer une hausse du prix de la bière en raison d’une pénurie de dioxyde de carbone utilisé pour sa gazéification.

Le conflit au Moyen-Orient pourrait avoir des répercussions inattendues sur le secteur brassicole. Les brasseurs français s’inquiètent d’une possible flambée des prix de la bière si le détroit d’Ormuz reste bloqué. La fabrication de cette boisson nécessite en effet du dioxyde de carbone alimentaire, un gaz produit à partir d’engrais dont un tiers du trafic mondial transite par cette voie maritime stratégique. Ce CO₂ est indispensable pour gazéifier la bière, mais aussi pour les emballages et le verre.

Malgré ces risques, aucune pénurie majeure n’est redoutée à l’approche de la Coupe du monde de football. Le Royaume-Uni a déjà pris les devants en relançant un site de production de CO₂ pour éviter toute rupture d’approvisionnement. Toutefois, si le blocus se prolongeait jusqu’à l’été, l’offre de dioxyde de carbone pourrait chuter de 18 %, ce qui affecterait l’agriculture et l’agroalimentaire. Dans ce scénario, la diversité des produits disponibles sur le marché risquerait de diminuer, sans pour autant entraîner une pénurie généralisée.

Par ailleurs, le député iranien Ebrahim Azizi a affirmé que le détroit d’Ormuz resterait sous le contrôle de l’Iran. Malgré le blocus, le trafic maritime persiste : cinquante-cinq navires transportant des matières premières ont franchi le détroit entre le 11 et le 17 mai, contre dix-neuf la semaine précédente.

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