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François Asselineau renvoyé en correctionnelle pour des accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles

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Le président de l’Union populaire républicaine devra comparaître devant le tribunal judiciaire de Paris. La cour d’appel a infirmé le non-lieu dont il bénéficiait depuis décembre 2024.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a ordonné le renvoi de François Asselineau devant le tribunal correctionnel. L’homme politique de 68 ans est poursuivi pour harcèlement sexuel et agression sexuelle sur un ancien collaborateur, ainsi que pour tentative d’agression sexuelle sur un autre. Cette décision, rendue le 7 avril, annule l’ordonnance de non-lieu prononcée en fin d’année dernière par les juges d’instruction, une décision que le parquet avait contestée.

Le fondateur de l’Union populaire républicaine, qui a lancé sa campagne pour l’élection présidentielle de 2027 fin mars, avait été mis en examen en 2021. Les faits reprochés auraient été commis entre 2018 et 2019. Deux anciens employés du parti souverainiste avaient déposé plainte, l’un à Paris, l’autre dans l’Allier. Une enquête préliminaire avait été ouverte en mai 2020 après le signalement d’un premier collaborateur, qui affirmait avoir subi des avances insistantes et des baisers imposés dès son embauche. Un second plaignant avait dénoncé des agissements similaires quelques semaines plus tard.

Placé en garde à vue en février 2021, François Asselineau avait été confronté aux deux hommes, qui avaient maintenu leurs déclarations. Selon des informations de presse, le dirigeant politique avait reconnu avoir fait preuve d’insistance, évoquant un sentiment amoureux réciproque, mais avait nié toute agression. Il aurait également admis avoir rédigé des lettres destinées à ses accusateurs, dans lesquelles ils étaient invités à revenir sur leurs accusations. À l’issue de cette procédure, il avait été mis en examen pour harcèlement moral et sexuel, agressions sexuelles sur personne vulnérable et intimidation de victime, puis placé sous contrôle judiciaire.

François Asselineau a toujours contesté les faits, les qualifiant de calomnies. Son entourage a dénoncé une manœuvre politique, affirmant que ces plaintes coïncidaient avec une tentative de prise de contrôle du parti par des dissidents. Au printemps 2020, plusieurs cadres de l’UPR avaient réclamé son départ, évoquant des relations inappropriées avec des salariés, sources de souffrances psychologiques. N’ayant pas obtenu sa démission, ils avaient demandé qu’il se mette en retrait durant la procédure judiciaire.

Lors d’un congrès virtuel en juillet 2020, François Asselineau avait été largement réélu à la tête du parti qu’il a fondé en 2007. Il a été reconduit dans ses fonctions en 2023. Favorable à une sortie de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan, il avait recueilli 0,92 % des suffrages à l’élection présidentielle de 2017. En 2022, il n’avait pas obtenu les parrainages nécessaires pour se présenter. La date de son procès n’a pas encore été fixée.

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