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Politique

L’exécutif et le Sénat en désaccord sur le calendrier parlementaire

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Le Premier ministre souhaite une session extraordinaire prolongée jusqu’en juillet, tandis que le président du Sénat dénonce un agenda trop lourd à quelques mois des élections sénatoriales.

La fin de la session ordinaire, prévue le 30 juin, ne marquera pas la trêve estivale pour le gouvernement. Sébastien Lecornu envisage en effet de convoquer une session extraordinaire jusqu’au 21 juillet, afin de faire avancer plusieurs textes majeurs, dont la proposition de loi sur l’aide à mourir. Ce choix, bien que courant sous les précédents mandats, suscite des remous au sein de la chambre haute. Un conseiller ministériel confie espérer une session longue et productive, mais l’ambiance est moins sereine du côté du Sénat.

Gérard Larcher, président de cette institution, a clairement fait savoir à l’exécutif son opposition à un tel allongement des travaux estivaux. Selon des informations concordantes, il juge le calendrier actuel excessif et mal maîtrisé. Un élu des Républicains estime que si le gouvernement faisait preuve de plus de rigueur dans l’organisation des débats, la situation ne se serait pas dégradée à ce point.

Cette année, l’agenda est d’autant plus contraint que des élections sénatoriales se tiendront en septembre. La moitié des sièges est à renouveler, ce qui impose aux parlementaires de se consacrer à leur campagne électorale. Un président de groupe d’opposition souligne que la préparation du scrutin exige du temps et une présence soutenue sur le terrain. Il comprend la fermeté de Gérard Larcher, soucieux de préserver les chances de ses collègues dans leur circonscription.

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