Économie
La Bourse de Paris retrouve son seuil des 8 000 points


L’indice vedette parisien a reconquis mardi matin le cap symbolique des 8 000 points, porté par l’apaisement des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
La place financière parisienne a ouvert en territoire positif, soutenue par l’annonce du président américain de renoncer à des frappes programmées contre l’Iran. Cette décision a contribué à modérer la flambée des cours pétroliers et à stabiliser les taux d’intérêt. Aux alentours de 11 heures, le CAC 40 s’établissait à 8 060 points, en progression de 72,15 points, soit une hausse de 0,90%. La veille déjà, l’indice avait grappillé 36,89 points pour clôturer à 7 987,49 points.
Les opérateurs parisiens adaptent leurs stratégies d’investissement en fonction des évolutions du conflit au Proche-Orient, des pressions inflationnistes et des perspectives offertes par l’intelligence artificielle. Les marchés européens dans leur ensemble semblent saluer la dernière communication de la Maison-Blanche. Donald Trump a révélé lundi avoir stoppé in extremis une offensive qui devait se dérouler mardi contre Téhéran, tout en affirmant qu’une issue diplomatique restait plausible.
« Les investisseurs demeurent néanmoins préoccupés par un blocage prolongé du détroit d’Ormuz, voie de transit essentielle pour près d’un cinquième du pétrole consommé dans le monde », nuance John Plassard, analyste chez Cité Gestion.
Les cours du brut demeurent élevés malgré un repli temporaire. Le baril de Brent de la mer du Nord s’échangeait à 110,25 dollars, en baisse de 1,65%, tandis que le WTI américain perdait 1,07% à 107,50 dollars. La cherté du pétrole alimente les craintes inflationnistes, susceptibles de se diffuser dans l’ensemble de l’économie. Face à ce risque de dépréciation de leur capital, les créanciers exigent une prime de risque qui se traduit par une hausse des rendements obligataires. Le taux des emprunts d’État allemands à dix ans remontait ainsi à 3,14%, tandis que son équivalent français atteignait 3,77%.
« Cette remontée brutale des rendements traduit l’intégration par les marchés d’un scénario plus inflationniste, lié à la persistance des tensions au Moyen-Orient et à l’absence de perspective crédible de réouverture du détroit d’Ormuz », explique John Plassard.
Dans le compartiment des valeurs, Vallourec subissait une lourde déconvenue, perdant 7,17% après l’annonce par ArcelorMittal de la cession de 10% de ses parts dans le spécialiste des tubes sans soudure, dont le géant de l’acier reste le premier actionnaire. Sur le CAC 40, seules quatre valeurs évoluaient dans le rouge, parmi lesquelles STMicroelectronics, qui reculait de 1,41% à 51,68 euros. L’attention des investisseurs se tourne désormais vers Nvidia, première capitalisation mondiale, qui doit publier ses résultats trimestriels mercredi soir à New York. « Les prises de bénéfices se concentrent actuellement sur les secteurs technologiques et tout particulièrement sur les valeurs liées à l’intelligence artificielle », résume Andreas Lipkow, analyste chez CMC Markets.





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