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Le cinéaste Jafar Panahi convoqué devant un tribunal iranien mercredi

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Le réalisateur dissident, de retour en Iran fin mars, comparaîtra pour contester sa condamnation à un an de prison pour propagande.

Un tribunal iranien a programmé une audience pour mercredi dans le dossier du cinéaste Jafar Panahi, selon des informations diffusées lundi par plusieurs médias locaux. Le réalisateur, figure de la contestation, était revenu dans son pays le 30 mars en pleine escalade militaire impliquant les États-Unis et Israël contre la République islamique.

L’audience a été fixée après que les avocats de l’artiste de 65 ans ont interjeté appel de la peine prononcée en décembre. Le tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidé par le juge Iman Afshari, examinera son dossier. Ce magistrat, connu pour avoir infligé de lourdes condamnations à des opposants, figure sur la liste des sanctions de l’Union européenne. Outre une année d’emprisonnement, M. Panahi s’était vu interdire de quitter le territoire pendant deux ans.

Le retour du metteur en scène en Iran, confirmé pour la première fois par des sources médiatiques iraniennes, intervient quelques mois après son sacre à Cannes. Il y avait décroché la Palme d’or pour *Un simple accident*, un long-métrage tourné clandestinement dans son pays. Le film, nommé aux Oscars cette année, dépeint le destin de cinq Iraniens confrontés à la violence et à l’arbitraire du régime, persuadés d’avoir retrouvé l’un de leurs anciens tortionnaires.

Jafar Panahi, qui s’était insurgé en janvier contre la répression des mouvements de contestation antigouvernementale, avait regagné l’Iran après le festival de Cannes avant de repartir pour promouvoir son œuvre à l’étranger. Il avait confié à la presse américaine son intention de rentrer définitivement, affirmant n’avoir jamais envisagé l’exil malgré les années les plus difficiles.

L’artiste, Ours d’or à Berlin en 2015 pour *Taxi Téhéran*, a déjà connu l’incarcération à deux reprises. Il avait été détenu 86 jours en 2010, puis sept mois entre 2022 et 2023, avant d’être libéré après une grève de la faim. Pendant quinze ans, il a également fait l’objet d’une interdiction de quitter le territoire.

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