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Culture

Javier Bardem étrille la virilité des puissants sur la Croisette

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L’acteur espagnol de 57 ans a dressé un parallèle entre son personnage de réalisateur tyrannique et plusieurs chefs d’État, dénonçant une attitude responsable de milliers de morts.

En conférence de presse dimanche, l’interprète oscarisé a livré une analyse politique sans concession à propos de son rôle dans « L’être aimé », long métrage en compétition officielle. Il a établi un lien direct entre les comportements toxiques de son personnage et ceux de dirigeants contemporains, citant Vladimir Poutine, Donald Trump et Benjamin Netanyahu. Selon lui, cette posture de domination masculine exacerbée engendre des conflits meurtriers. Il a employé une métaphore crue pour illustrer ce qu’il considère comme une logique de surenchère virile menant à des bombardements.

L’acteur, connu pour son engagement en faveur de la cause palestinienne, a réitéré ses accusations contre Israël. Il a qualifié la situation à Gaza de génocide, affirmant que ce processus se poursuivait malgré un cessez-le-feu fragile. Il a jugé que tout soutien à l’État hébreu revenait à cautionner cette politique, rejetant les justifications avancées par les autorités israéliennes. Ces dernières contestent fermement cette qualification, rappelant que leur offensive militaire fait suite à l’attaque meurtrière du Hamas le 7 octobre 2023.

Interrogé la veille par une agence de presse, Javier Bardem avait confié que ses prises de position tranchées n’avaient nui à sa carrière. Il a même estimé que cet engagement lui valait davantage de sollicitations professionnelles, contrairement à certains de ses confrères qui craindraient un ostracisme.

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