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Trump et l’Iran ravivent la tension diplomatique

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Le président américain menace de nouvelles frappes si aucun accord n’est conclu, tandis que Téhéran promet d’élargir le conflit en cas d’attaque.

Donald Trump a réitéré mardi sa menace de frapper l’Iran si les négociations en cours n’aboutissaient pas à un accord. Depuis la Maison-Blanche, il a confié aux journalistes espérer éviter un nouveau conflit armé tout en laissant planer le doute sur une possible intervention. Interrogé sur le délai accordé à Téhéran pour revenir à la table des négociations, il a évoqué une fenêtre de deux à trois jours, sans plus de précision.

Le Qatar avait auparavant plaidé pour laisser davantage de temps à la diplomatie afin de résoudre une crise qui a déjà causé des milliers de morts et perturbé lourdement l’économie mondiale. Trump avait annoncé lundi avoir renoncé à une attaque imminente contre l’Iran, prévue pour mardi, tout en affirmant qu’une issue négociée restait possible. Cette décision, selon lui, faisait suite aux demandes des dirigeants qatari, saoudien et émirati, qui estimaient un accord réalisable.

De son côté, le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, a mis en garde contre toute nouvelle agression. Il a déclaré que si l’ennemi commettait l’erreur de relancer les hostilités, Téhéran ouvrirait de nouveaux fronts. Depuis le cessez-le-feu du 8 avril, après près de quarante jours de frappes menées par les États-Unis et Israël, les discussions peinent à avancer, notamment sur le dossier nucléaire.

Une seule session de pourparlers a eu lieu le 11 avril à Islamabad, sans résultat concret. Lundi, la diplomatie iranienne a indiqué avoir répondu à une proposition américaine visant à sortir de l’impasse, réclamant le déblocage de ses avoirs gelés à l’étranger et la levée des sanctions internationales. Trump a estimé avoir de bonnes chances de parvenir à un accord, évoquant une évolution positive des tractations, sans en préciser la teneur.

Il a toutefois rappelé que les États-Unis étaient prêts à lancer une attaque de grande ampleur si aucun accord acceptable n’était trouvé. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a dénoncé sur X ce qu’il a qualifié de menace déguisée en opportunité de paix. L’accord envisagé doit garantir que l’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire, a insisté le président américain.

Des médias iraniens ont critiqué les conditions jugées excessives de Washington, qui exigerait que Téhéran ne conserve qu’un seul site nucléaire actif et transfère son uranium hautement enrichi aux États-Unis. Dans le Golfe, l’Iran contrôle toujours le détroit d’Ormuz, essentiel au commerce mondial des hydrocarbures, tandis que l’armée américaine maintient un blocus des ports iraniens.

La quasi-paralysie de ce détroit a secoué l’économie mondiale et fait grimper les prix du pétrole. Mardi, les cours ont toutefois légèrement baissé, les marchés retenant les déclarations optimistes de Trump. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet perdait 1,55 % à 110,36 dollars.

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