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Les tensions montent d’un cran entre Téhéran et Washington

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L’escalade verbale s’intensifie au Moyen-Orient tandis que l’armée américaine annonce l’arraisonnement d’un pétrolier iranien et que les cours du pétrole chutent brutalement.

L’armée américaine a confirmé mercredi avoir intercepté la veille, dans le Golfe d’Oman, un navire transportant du pétrole sous pavillon iranien. Selon le Pentagone, ce bâtiment était soupçonné de chercher à contourner le blocus imposé aux ports iraniens. Depuis le début de cette mesure, ce sont désormais 91 navires qui ont été détournés par les forces américaines pour en assurer le respect.

Dans le même temps, Téhéran a indiqué étudier une proposition récemment soumise par Washington. Cette annonce intervient alors que le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsen Naqvi, a effectué une visite dans la capitale iranienne, son pays agissant comme médiateur entre les deux parties. Le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé avoir reçu les positions américaines, tout en exprimant une profonde méfiance à l’égard des États-Unis. Il a également réitéré les conditions posées par la République islamique, à savoir le déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger et la levée du blocus maritime américain.

Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé Washington de chercher à provoquer un nouveau conflit armé. Il a appelé son pays à renforcer sa préparation militaire pour répondre avec fermeté à toute agression, affirmant que l’Iran ne fléchirait jamais sous la pression. Les Gardiens de la Révolution, l’appareil militaire idéologique du régime, ont quant à eux promis d’étendre la guerre au-delà des frontières régionales si les États-Unis et Israël lançaient une nouvelle attaque contre leur territoire.

De son côté, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a salué la démarche diplomatique de Donald Trump, estimant que le président américain donnait une chance à la négociation. Il a exhorté l’Iran à saisir cette opportunité pour éviter une aggravation des tensions.

Sur les marchés pétroliers, la chute des cours s’est accélérée après les déclarations de Donald Trump, qui a affirmé que les discussions avec Téhéran étaient entrées dans leur phase finale. Vers 16 heures 10 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet reculait de 5,55 %, à 105,10 dollars, après être brièvement tombé à 103,24 dollars. Le West Texas Intermediate américain, pour livraison le même mois, perdait 5,32 %, à 98,61 dollars, après avoir atteint 97 dollars.

L’armée israélienne a annoncé se maintenir à un niveau d’alerte maximal, à la suite des échanges de menaces entre l’Iran et les États-Unis. Le chef d’état-major, le général Eyal Zamir, a déclaré que son pays avait frappé et affaibli l’Iran ainsi que l’ensemble de l’axe pro-iranien de manière méthodique et puissante, et qu’il continuerait à agir aussi longtemps que nécessaire, sur les fronts proches comme lointains.

Enfin, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a mis en garde contre les conséquences d’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz. Selon la FAO, une telle situation risquerait de provoquer un choc agroalimentaire systémique susceptible de déclencher une grave crise mondiale des prix alimentaires dans les six à douze mois à venir.

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