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Chacun a son propre Coluche : le documentaire de Michel Denisot explore l’héritage de l’humoriste

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Michel Denisot présente « Mon Coluche à moi » au Festival de Cannes, un documentaire qui interroge la perception contemporaine d’un artiste dont l’empreinte dépasse les générations.

En signant ce film, diffusé sur TMC le 28 mai, l’ancien journaliste a souhaité confronter la mémoire collective à un regard neuf. Il s’est entouré de jeunes talents pour le montage et d’artistes comme Jérôme Commandeur ou Michaël Youn, afin de capter l’image actuelle de celui qui fut un proche. Le projet est né d’une demande de Romain Colucci, le fils aîné de l’humoriste, pour une préface de citations. Michel Denisot a ensuite élargi la réflexion en interrogeant des figures du spectacle sur leur perception de Coluche.

Pour les nouvelles générations, Coluche incarne avant tout l’œuvre caritative des Restos du cœur, fondée en 1985, et quelques séquences célèbres. Sa candidature à l’élection présidentielle de 1981, son soutien à SOS Racisme et sa liberté de ton restent des références. Chacun conserve une vision personnelle de l’artiste, comme le souligne le titre du documentaire. Il visait juste, avec une sincérité perçue par le public, et prenait la défense des oubliés, lui-même issu d’un milieu modeste.

Le film n’évite pas les zones d’ombre, notamment certaines attitudes misogynes qui heurtent aujourd’hui. Michel Denisot a voulu une équipe féminine pour traiter ces aspects sans complaisance. Romain Colucci a salué cette approche nuancée, montrant toutes les facettes de son père avec tendresse. L’humoriste était en réalité plus réservé dans sa vie privée que ne le laissaient paraître ses sketches, et portait une certaine mélancolie, fréquente chez les grands comiques.

Leur complicité s’est nouée dans les dernières années de la vie de Coluche, marquées par le film *Tchao Pantin*, les Restos du cœur et son rôle clé sur Canal+. Michel Denisot évoque une perte immense et s’interroge sur le regard que l’humoriste porterait sur l’époque actuelle. Il regrette que son absence prive le débat public d’une voix libre et engagée.

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