Économie
Boeing blanchi par la justice américaine dans le litige avec la compagnie LOT
Un jury fédéral a estimé que l’avionneur n’avait pas commis de fraude envers la compagnie aérienne polonaise, qui réclamait 250 millions de dollars pour les pertes subies lors de l’immobilisation des 737 MAX.
Un jury américain a rendu vendredi un verdict de non-culpabilité à l’encontre de Boeing dans le cadre d’une action en justice intentée par la compagnie polonaise LOT. Cette dernière réclamait des dommages et intérêts pour les préjudices financiers causés par l’immobilisation prolongée des avions 737 MAX, survenue après deux catastrophes aériennes.
LOT accusait le constructeur aéronautique de fraude, l’estimant responsable de pertes de revenus liées à ce qu’elle qualifiait de déclarations trompeuses et d’omissions délibérées ou négligentes concernant l’appareil. La plainte initiale, déposée en octobre 2021, visait à obtenir 250 millions de dollars de compensation.
Le procès s’est déroulé devant un tribunal fédéral de Seattle. Selon les documents judiciaires consultés, les jurés ont conclu que les accusations de LOT n’étaient pas fondées. Un porte-parole de Boeing a exprimé la satisfaction du groupe à l’égard de cette décision.
L’immobilisation des 737 MAX, ordonnée par l’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA), avait duré vingt mois, de mars 2019 à novembre 2020. Cette mesure faisait suite aux accidents meurtriers d’un vol de Lion Air en octobre 2018 et d’un vol d’Ethiopian Airlines en mars 2019, qui avaient coûté la vie à 346 personnes. Boeing avait reconnu dès 2019 qu’un logiciel anti-décrochage défaillant avait joué un rôle dans ces deux drames.
LOT était la première compagnie aérienne à porter cette affaire devant les tribunaux. Dans sa plainte, elle dénonçait des annulations de vols, des frais de stockage des appareils cloués au sol et des salaires versés à des équipages sans travail. Elle affirmait que Boeing l’avait convaincue d’opter pour le 737 MAX en dissimulant des informations essentielles, alors qu’elle s’intéressait initialement au modèle précédent, le 737 NG.
Parallèlement, Boeing fait face à de nombreuses autres actions en justice, principalement de la part de familles de victimes des deux accidents. La grande majorité de ces litiges a été résolue par des accords à l’amiable. En mai dernier, un tribunal de Chicago avait accordé près de 50 millions de dollars aux proches d’une passagère américaine tuée dans le crash d’Ethiopian Airlines. Le premier procès civil lié à ces catastrophes, tenu en novembre 2025, avait abouti à une indemnisation de 28,45 millions de dollars pour le veuf d’une autre victime. Une nouvelle audience est prévue pour le 3 août concernant le décès d’un passager irlandais, ingénieur au Programme alimentaire mondial.
Pour le crash de Lion Air, l’ensemble des plaintes a été réglé à l’amiable, le dernier accord ayant été conclu fin février. Enfin, en novembre 2025, un juge texan avait ordonné l’abandon des poursuites pénales contre Boeing pour ces deux accidents, après de multiples rebondissements judiciaires.
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