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Faits Divers

Une peine de réclusion à perpétuité réclamée pour des sévices extrêmes infligés à une ex-compagne

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L’avocate générale a requis la peine maximale contre un homme jugé pour viols aggravés, actes de torture et proxénétisme, des faits commis pendant sept ans sur sa compagne.

La cour d’assises des Alpes-de-Haute-Provence a entendu vendredi les réquisitions du ministère public dans le procès d’un homme de 51 ans. L’accusé comparaît pour des viols aggravés, des actes de torture et de barbarie ainsi que du proxénétisme commis sur son ancienne compagne. L’avocate générale a estimé que la relation présentée comme sadomasochiste par l’accusé n’en avait que l’apparence, soulignant que la victime ne pouvait jamais exprimer son refus.

Des centaines de messages et d’enregistrements versés au dossier démontrent la réalité des faits. Selon l’avocate générale, ces preuves révèlent des pratiques dégradantes imposées quotidiennement sous la menace d’armes. Les échanges attestent également d’un fantasme de viol clairement formulé par l’accusé à l’égard de la mère de quatre enfants.

La victime, aujourd’hui âgée de 42 ans et présentant un taux d’incapacité compris entre 50 et 80%, a décrit une emprise psychologique mise en place par son ex-compagnon. Elle a affirmé avoir été contrainte à des relations tarifées avec plus de 500 hommes. L’accusé reconnaît la plupart des sévices dénoncés, notamment des entailles au cutter, des brûlures, des étranglements, un tatouage dégradant, des actes de zoophilie ou encore de scatophilie. Il maintient toutefois qu’il s’agissait de jeux sexuels consentis dans le cadre de leur intimité.

La question du consentement a constitué le cœur des débats devant la cour d’assises de Digne-les-Bains. L’avocat de la partie civile a estimé que les témoignages, les preuves matérielles et les expertises démontrent que l’accusé n’a considéré sa compagne que comme un objet destiné à satisfaire ses pulsions sadiques. Il a décrit une stratégie quotidienne visant à provoquer la souffrance chez autrui pour en tirer du plaisir.

Le conseil de la partie civile a indiqué que le courage de Gisèle Pelicot, devenue une figure internationale de la lutte contre les violences sexuelles, avait incité sa cliente à rendre publique son histoire. La décision des jurés est attendue samedi.

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