Économie
Le verre Duralex à nouveau dans la tourmente financière
L’audit diligenté par l’État sur la verrerie Duralex révèle une trésorerie sous tension, ravivant les craintes sur l’avenir de cette entreprise emblématique reprise en coopérative.
Le ministère de l’Économie a confirmé vendredi qu’un audit était en cours chez Duralex, célèbre pour sa vaisselle réputée incassable, en raison d’une situation financière délicate. Les services de Bercy suivent ce dossier avec une attention particulière, des discussions étant engagées avec l’ensemble des parties prenantes pour déterminer les mesures nécessaires à la préservation de l’activité et des 243 emplois. Si une source proche du dossier a indiqué qu’il était encore trop tôt pour évoquer un redressement judiciaire, les difficultés semblent réelles et préoccupantes.
Selon des informations concordantes, l’origine des tensions actuelles ne proviendrait pas d’une hausse des prix de l’énergie, ceux-ci ayant été bloqués pour les années à venir, mais plutôt de choix de gestion jugés hasardeux. L’ancien directeur général, François Marciano, figure emblématique de la reprise en société coopérative et participative, a quitté ses fonctions en avril dernier. Il aurait été écarté, selon certaines sources, en raison de décisions financières risquées qui auraient replongé l’entreprise dans une impasse. Sa successeure, Peggy Sadier, n’a pas souhaité commenter ces informations.
L’entreprise, qui avait frôlé la disparition en 2024 après un énième redressement judiciaire, avait pourtant suscité un élan de solidarité sans précédent. À l’automne dernier, une levée de fonds avait recueilli plus de vingt millions d’euros de promesses d’investissement en quelques heures, dans l’espoir de consolider son redressement. Les objectifs de chiffre d’affaires, fixés à trente-cinq millions d’euros pour atteindre l’équilibre, semblent toutefois difficiles à tenir, selon plusieurs observateurs.
Le président de la région Centre-Val de Loire s’est dit très préoccupé par cette nouvelle situation, tant pour l’outil industriel que pour l’engagement des collectivités, des salariés et du grand public qui avaient soutenu avec enthousiasme le projet Duralex. Environ soixante pour cent des employés de l’unique usine, située à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d’Orléans, avaient investi dans la coopérative. Le projet de Scop, validé par le tribunal de commerce en juillet 2024, avait bénéficié d’un soutien financier important de la région et de la métropole d’Orléans.
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