Économie
Les marchés financiers portés par l’espoir d’une accalmie au Moyen-Orient et la vigueur du secteur technologique
L’optimisme suscité par d’éventuelles avancées diplomatiques dans la région et la dynamique des valeurs liées à l’intelligence artificielle a soutenu les Bourses européennes et américaines, malgré la persistance d’une inflation alimentée par le coût élevé du pétrole.
Les places financières européennes et new-yorkaises ont terminé la séance de vendredi dans le vert, portées par deux moteurs principaux. D’un côté, l’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour le transport du pétrole, a ravivé l’appétit pour le risque. De l’autre, les bons résultats trimestriels du géant des puces Nvidia ont redonné de l’élan aux valeurs technologiques, en particulier celles positionnées sur l’intelligence artificielle.
En Europe, Francfort a signé la meilleure performance de la journée avec une progression de 1,15%, portée par des sociétés comme Infineon Technologies, Jenoptik et Aixtron. Paris a suivi le mouvement, le CAC 40 grimpant de 0,37%, soutenu par STMicroelectronics qui a bondi de 5,17% à 57,93 euros. La même entreprise a également tiré l’indice milanais vers le haut, avec une hausse de 0,70%. Londres a avancé plus modestement, pénalisé par le repli de ses deux majors pétrolières Shell et BP.
Outre-Atlantique, les trois indices majeurs évoluaient dans le vert en milieu d’après-midi. Le Nasdaq, dominé par les valeurs technologiques, progressait de 0,61%, tandis que le Dow Jones gagnait 0,78% au lendemain d’un record historique en clôture. L’indice élargi S&P 500 s’adjugeait 0,62%. Le marché new-yorkais se prépare désormais à l’un des événements boursiers les plus attendus de l’année, l’introduction en Bourse de SpaceX, prévue pour la mi-juin.
Les cours du pétrole continuaient leur ascension, le baril de Brent de la mer du Nord prenant 1,06% à 103,67 dollars, tandis que le WTI américain restait sous le seuil des 100 dollars. Les investisseurs redoutent une pénurie d’offre dans un contexte géopolitique tendu, malgré les espoirs de règlement diplomatique.
Sur le front monétaire, le nouveau président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a prêté serment en promettant des réformes. Le marché reste toutefois divisé sur la possibilité d’une baisse des taux, alors que l’inflation, nourrie par le prix du pétrole, pourrait dépasser 3,5% à 4%. Le rendement de la dette américaine à dix ans se maintenait à 4,57%, tandis que les obligations européennes continuaient de se détendre, le Bund allemand à dix ans reculant à 3,04% et son équivalent français à 3,66%. L’euro cédait du terrain face au dollar, s’échangeant à 1,1593 dollar pour un euro.
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