Économie
Les entreprises subiront le gel des allègements de charges, confirmé par Bercy
Le gouvernement a tranché. La hausse du Smic au 1er juin ne sera pas compensée par de nouveaux allègements de charges, une décision qui suscite l’inquiétude du monde patronal.
Le ministre des Comptes publics David Amiel a mis fin aux spéculations vendredi en annonçant que l’enveloppe budgétaire de 74 milliards d’euros allouée aux allègements généraux de cotisations patronales resterait inchangée. Cette décision intervient alors que les entreprises doivent déjà composer avec les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient. Le gel de ces aides, qui n’augmenteront pas malgré la revalorisation automatique du Smic de 2,4%, représente un manque à gagner estimé à deux milliards d’euros pour les employeurs.
Contrairement aux mesures prises en 2022 pour faire face à la crise inflationniste, le gouvernement entend désormais privilégier des aides plus ciblées. L’objectif est de ne pas aggraver un déficit public qui s’élevait à 5,1% du produit intérieur brut l’an dernier, alors que l’exécutif ambitionne de le ramener sous la barre des 3% d’ici 2029. Cette volonté de maîtrise budgétaire se heurte à un contexte géopolitique tendu, le coût du conflit en Iran étant estimé à six milliards d’euros, un montant que David Amiel a lui-même jugé susceptible d’être largement dépassé.
Les organisations patronales, unies dans leur opposition, dénoncent une double peine pour les entreprises. Elles doivent à la fois augmenter le Smic en raison de l’inflation et supporter un gel des allègements qui réduisent progressivement les charges jusqu’à trois fois le salaire minimum. La Confédération des petites et moyennes entreprises a qualifié cette décision d’extrêmement malvenue, soulignant que son enquête de conjoncture révélait que 45% des dirigeants constataient une dégradation de leur situation et que 38% jugeaient leur trésorerie tendue ou critique.
La CPME insiste sur le fait que 57% des chefs d’entreprise ne répercutent pas l’augmentation de leurs coûts sur leurs prix de vente, ce qui limite le risque inflationniste. Elle demande que ce gel soit temporaire et fasse l’objet d’une révision rapide. Le mouvement des entreprises de taille intermédiaire a quant à lui mis en garde contre les conséquences à long terme de cette mesure, évoquant une diminution des investissements, des destructions d’emplois et un accroissement du chômage, susceptibles de générer finalement un déficit public plus important.
Les derniers indicateurs économiques confirment un climat morose. L’enquête mensuelle de l’Insee sur le climat des affaires reste maussade en mai, tandis que l’indice PMI Flash de S&P Global a annoncé le plus fort recul de l’activité depuis cinq ans et demi.
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