Économie
Starship franchit une nouvelle étape dans le ciel du Texas

Le douzième vol d’essai du lanceur géant de SpaceX s’est déroulé sans encombre majeur, rapprochant l’entreprise d’Elon Musk de ses ambitions lunaires et martiennes, malgré quelques imperfections techniques.
La dernière itération du mastodonte aéronautique de SpaceX a pris son envol depuis la base texane de South Padre Island, vendredi en fin de journée. Ce tir, d’une durée approximative de 65 minutes, a globalement satisfait les équipes de l’entreprise, qui s’apprête à faire son entrée fracassante sur les marchés financiers.
L’étage supérieur du lanceur a accompli sa mission en s’abîmant comme convenu dans les eaux de l’océan Indien, déclenchant une vague d’enthousiasme parmi les ingénieurs présents. Le patron de la Nasa, Jared Isaacman, a salué cette performance sur le réseau social X, y voyant un pas supplémentaire vers les objectifs lunaires et martiens de l’agence spatiale américaine.
Ce modèle, baptisé Starship V3, culmine à 124 mètres de hauteur, soit une taille supérieure à celle de ses prédécesseurs. Selon Clayton Swope, du Centre d’études stratégiques et internationales, cette version améliorée a rempli la plupart des objectifs fixés par SpaceX pour ce lancement. Il a toutefois nuancé ce constat en rappelant que de nombreux essais restent nécessaires avant que le lanceur ne soit opérationnel pour le programme Artemis.
Le propulseur n’a pas effectué la manœuvre de poussée prévue, selon le porte-parole Dan Huot, et s’est abîmé de manière incontrôlée dans le Golfe du Mexique. Si SpaceX n’avait pas prévu de récupérer cet élément intact, la trajectoire de sa chute n’a pas correspondu aux attentes. Par ailleurs, l’étage supérieur a connu un dysfonctionnement sur l’un de ses moteurs, l’obligeant à fonctionner plus longtemps que prévu pour compenser ce défaut. Le porte-parole a reconnu que l’insertion orbitale n’avait pas été idéale.
Ce douzième vol intervient sept mois après le précédent essai et visait à démontrer les améliorations techniques apportées au lanceur. SpaceX cherche à prouver sa capacité à ravitailler en propergol en orbite, une étape cruciale pour les missions longue durée vers la Lune. La Nasa prévoit d’envoyer des astronautes sur notre satellite naturel d’ici 2028, tandis que la Chine ambitionne également d’y parvenir avant 2030.
Les précédents essais de Starship s’étaient soldés par des échecs spectaculaires, notamment deux explosions au-dessus des Caraïbes et une désintégration après avoir atteint l’espace. En juin dernier, l’étage supérieur avait explosé lors d’un test au sol. Ce nouveau vol, malgré ses imperfections, marque une progression notable pour le programme spatial de SpaceX.

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