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Elsa Jacquemot face à ses démons sur le court : le poids des émotions dans le tennis féminin

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Ce lundi, la Française Elsa Jacquemot dispute son premier tour à Roland-Garros contre Linda Fruhvirtova. Un rendez-vous crucial pour une joueuse qui peine à maîtriser ses nerfs, comme l’a révélé un récent documentaire.

La scène est familière aux amateurs de tennis : un accès de colère, un geste d’énervement, et soudain, la partie bascule. Ce phénomène, Elsa Jacquemot l’a vécu de plein fouet lors de l’Open d’Australie 2026. La Lyonnaise, aujourd’hui 23e mondiale, s’est confiée dans un documentaire intitulé « P*tain de tennis, ce sport qui rend fou », disponible sur le site de L’Équipe. Elle y revient sur ce moment de rupture lors de son deuxième tour à Melbourne face à Yulia Putintseva.

Face à la Kazakhstanaise, la Française n’a jamais trouvé ses marques, visiblement perturbée par son adversaire. Exaspérée, elle avait lancé à son entraîneur Simon Blanc : « La tactique est nulle. Franchement, c’est très fort. » Des propos cinglants, auxquels s’était ajoutée une critique acerbe : « Dès le premier jeu, elle m’a piégée dans des schémas qu’on n’avait même pas évoqués. Il l’a coachée pendant des années, c’est quand même incroyable. »

Cette défaite a laissé des traces profondes, au point de fragiliser la relation entre la joueuse et son entraîneur, aujourd’hui rompue. « Je regrette mes paroles et mon comportement ce jour-là, admet Jacquemot. Je me suis focalisée sur cette histoire de tactique parce que je savais que mon coach avait entraîné Putintseva longtemps et qu’ils étaient très proches. Mais en réalité, c’est contre moi-même que j’ai perdu. »

Le documentaire donne la parole à plusieurs joueurs, tous unanimes : le tennis est une épreuve mentale redoutable. « Je suis très expressive sur le court, j’ai besoin de cette énergie pour montrer ma combativité, explique la Tricolore. Mais il faudrait que j’apprenne à moins en montrer à l’adversaire, qui doit se réjouir quand elle me voit m’énerver. […] Ce sport est fou. Quand je craque, c’est une demi-seconde qui fait tout basculer. On a besoin d’évacuer ce qu’on ressent sur le moment, de dire des bêtises pour relâcher la pression. On ne maîtrise même plus ce qu’on dit. »

Depuis sa victoire contre la Tchèque Vidmanova à Miami le 17 mars dernier, Elsa Jacquemot n’a plus remporté le moindre match sur le circuit WTA. Un signe que la bataille intérieure est loin d’être gagnée.

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