Politique
Le président du Sénat fixe une ligne rouge au 14 juillet


Gérard Larcher s’oppose à toute prolongation des travaux parlementaires au-delà de la mi-juillet, invoquant la nécessité pour les sénateurs de préparer la campagne des élections sénatoriales de septembre.
Le président Les Républicains du Sénat a clairement exprimé son refus de voir la chambre haute siéger après le 14 juillet. Alors que le Premier ministre s’apprête à solliciter la convocation d’une session extraordinaire du Parlement, une pratique traditionnelle pour le mois de juillet, Gérard Larcher estime que les sénateurs doivent disposer de temps pour mener leur campagne en vue du renouvellement de la moitié de l’assemblée, prévu le 27 septembre.
Selon lui, la campagne sénatoriale repose sur des rencontres directes avec les élus locaux, notamment dans les communes. Il a rappelé que les conseils municipaux représentent l’essentiel du corps électoral sénatorial, avec des centaines de communes à visiter dans certains départements. Il a également souligné que la qualité de la législation se dégrade après la mi-juillet, une période qu’il juge peu propice à un travail parlementaire rigoureux.
Le gouvernement n’a pas encore dévoilé le calendrier précis de cette session, mais plusieurs textes majeurs sont en attente d’examen. Parmi eux figurent la loi de programmation militaire, le projet de loi d’urgence agricole, un texte sur le logement, ainsi qu’un volet consacré à l’Outre-mer. La question de la fin de vie, la réforme constitutionnelle sur la Corse, la justice criminelle et un texte contre les troubles à l’ordre public pourraient également être inscrits à l’ordre du jour.
L’exécutif ne prévoit pas de convoquer les sénateurs en septembre en raison de ces élections. Quelque 178 sièges sur les 348 que compte le Sénat seront renouvelés. Les territoires concernés incluent le pourtour méditerranéen, le Rhône, la Gironde et l’Alsace, tandis que l’Île-de-France, le Nord et le Pas-de-Calais voteront en 2029.
La majorité de droite et du centre ne devrait pas être remise en cause par ce scrutin, mais la possibilité d’une entrée du Rassemblement national au Sénat se profile si le parti obtient au moins dix élus.





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Triple sauce
23 mai 2026 at 9 h 33 min
En tant que non-essentiels, je proposerait aux sénateurs de faire leur campagne informationelle en distanciel sur le net en vue d’économiser l’argent public. Peut-être que c’est impossible, car des accords ou des enveloppes doivent circuler sans laisser de traes ? Vivement la traque de la fraude sur le net…. Ah non, c’est déjà fait…